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Faits divers – Justice

Les surveillants de la prison de Perpignan dénoncent l'arrivée de détenus radicalisés

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

La direction du centre pénitentiaire de Perpignan vient de lancer des travaux pour créer quatre cellules réservés aux détenus radicalisés. Une opération bâclée pour le syndicat UFAP-UNSA Justice, qui dénonce une promiscuité dangereuse entre ces nouveaux détenus et les autres prisonniers.

Centre pénitentiaire de Perpignan
Centre pénitentiaire de Perpignan © Radio France - Nina Valette

Perpignan, France

"On marche sur la tête", martèle Pierre Grousset le secrétaire local du syndicat UFAP. Il refuse de voir des détenus condamnés pour terrorisme intégrer les murs du centre pénitentiaire de Perpignan dans ces conditions. Selon lui, la structure n'est pas adaptée pour isoler ce public particulier des autres détenus.

Un risque de radicalisation ? 

Pour Pierre Grousset, ces détenus seront installés à quelques mètres seulement des hommes les plus dangereux de la prison. "D'après un protocole de 2018, ces TIS (terroristes islamistes) doivent être placés dans un quartier de la prison totalement "étanche"du reste de la population. Dans ce quartier d'isolement où la direction veut installer les cellules, il y a des détenus ingérables, avec des problèmes psychologiques. Ils sont donc influençables pour commettre des attentats à l’intérieur de la prison, mais aussi à l’extérieur", alerte le représentant syndical. 

"Ces détenus seront en contact avec des personnes influençables." - Pierre Grousset, secrétaire locale du syndicat UFAP

La promenade permettrait aussi aux détenus du quartier disciplinaire, et donc dangereux, d’interagir avec les hommes condamnés pour terrorisme. 

Inquiétude des surveillants  

D'après le secrétaire local du syndicat UFAP, les surveillants du centre pénitentiaire craignent également pour leur sécurité. "On souhaite plus d'effectif. Pour le moment, il manque sept agents sur le planning, sans compter les arrêts maladie. On veut également des formations pour faire face à ce public particulier", raconte Pierre Grousset avant d'ajouter : "J'ai visité les futures cellules. La direction va sceller au sol le mobilier, mais il faut être logique, les détenus vont pouvoir arracher ça rapidement. Il faut des cellules d'un seul et même bloc". 

Le personnel espère que la future prison de Perpignan sera adapté aux terroristes condamnés. En attendant, ils font planer le doute sur l'organisation du mouvement de grève. 

De son côté, la direction du centre pénitentiaire de Perpignan n'a pas voulu répondre à nos questions.  

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