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Faits divers – Justice

Les syndicats de police déposent leurs doléances auprès d'Eric Ciotti : "On est des sous-citoyens"

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Par , France Bleu Azur

Les syndicats de police étaient invités ce lundi à la permanence du député Eric Ciotti à Nice. Au cœur des discussions, le mal-être profond des policiers nationaux : 49 suicides en France depuis le début de l'année. Le député est revenu sur sa proposition de loi pour instaurer des peines planchers.

Dix représentants de syndicats de police azuréens réunis lundi matin à la permanence d'Eric Ciotti à Nice.
Dix représentants de syndicats de police azuréens réunis lundi matin à la permanence d'Eric Ciotti à Nice. © Radio France - Pauline Renoir

Nice, France

"On est des sous-citoyens, notre parole ne vaut plus rien." Autour de la table, Jean-Louis Martini, le délégué sud-est de Synergie Police ainsi que neuf autres représentants de syndicats de police nationale azuréens. Tous ont laissé leurs différends politiques à la maison pour se mettre d'accord sur un point : le mal-être des policiers n'a jamais été aussi fort. Ils étaient invités ce lundi à la permanence niçoise du député Eric Ciotti pour déposer leurs doléances. 

Eric Ciotti a pris note, écouté, assuré de son soutien pendant près de deux heures. Le député est revenu sur sa proposition de loi déposée en mai dernier. Une loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité intérieure. Celle-ci a vocation à imposer des peines planchers aux délinquants qui agressent des policiers

Pour Eric Ciotti, une agression physique, c'est une incarcération immédiate. "Il faut une réponse pénale plus adaptée pour adresser un message : c'est impossible de toucher un policier sans en payer un prix très lourd," a martelé le député Eric Ciotti. Dernière violence contre un policier en date : samedi dernier, à Cannes, un policier de la BAC s'est fait frapper pendant un contrôle de scooter volé. 

300.000 kilomètres aux compteurs des voitures de police 

Autre problème et pas des moindres, le manque de moyens matériels et humains dans les commissariats. La police azuréenne souffre d'une crise de vocation. Sur certains postes (gardiens de la paix, officiers...) il n'y a aucun candidat. Exemple en ce moment : zéro postulant sur une offre d'officier à Nice. 

"Il y a dix ans, les candidats se seraient battus pour être flic à Nice," reconnaît avec tristess Jean-Louis Martini de Synergie Police. En ce qui concerne le matériel, les véhicules de police sont trop vieux : "Certaines voitures affichent 300.000 kilomètres," s'émeut Eric Ciotti. 

"On ne parle que des policiers qui n'ont pas fait leur travail."

La police est souvent pointée du doigt pour des bavures ou des erreurs. Trois enquêtes de l'IGPN, la police des polices, sont en cours rien que pour les Alpes-Maritimes : deux sur l'intervention de la police de Cagnes-sur-Mer le soir du meurtre de la jeune Salomé, une le soir où un SDF a trouvé la mort à Menton. 

"On ne parle que des policiers qui seraient arrivés trop tard ou qui n'auraient pas fait leur travail, on en oublie l'auteur de ce crime odieux (NDLR : dans le cas de l'affaire Salomé)", s'emporte Laurent-Martin de Fremont, du syndicat SGP FO. 

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