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Faits divers – Justice

Les syndicats pénitentiaires appellent à un "blocage total" des prisons d'Île-de-France ce lundi

dimanche 14 janvier 2018 à 16:41 Par Pierre Coquelin, France Bleu Paris et France Bleu

Trois syndicats pénitentiaires (Ufap-Unsa, CGT et FO) appellent à un "blocage total" des prisons de notre pays ce lundi dès 6 heures du matin. Un mouvement en réponse à l'agression à l'arme blanche de quatre de leurs collègues jeudi dernier à la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais.

Plusieurs prisons d'Île-de-France doivent être impactées par le mouvement, dont Fresnes dans le Val de Marne
Plusieurs prisons d'Île-de-France doivent être impactées par le mouvement, dont Fresnes dans le Val de Marne © AFP - Patrick Kovarik

Paris, France

Un mouvement de solidarité et de ras-le-bol. Trois syndicats pénitentiaires (Ufap-Unsa, CGT et FO) appellent à un "blocage total" des prisons dans tout le pays ce lundi dès 6 heures. Fresnes, Nanterre, Réau, Meaux, Poissy... Tous les établissements d'Île-de-France doivent être impactés. Le "grand rendez-vous" est attendu le soir à la prison de Fleury-Mérogis, en Essonne. Les syndicats demandent le départ du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, où quatre surveillants ont été agressés à l'arme blanche jeudi dernier

Aujourd'hui, sur la région parisienne, on dénombre plus de 316 détenus pour des faits de terrorisme, qu'on doit gérer dans des établissements qui ne sont pas complètement hermétiques pour juguler le développement d'un tel phénomène - Régis Grava (Ufap-Unsa Justice Paris)

"Pour nous, Paris et sa région, c'est très sensible. Je rappelle qu'en septembre 2016, des collègues sont tombés sous les coups de Daech. Forcément, les plaies ont du mal à se refermer", explique Régis Grava, secrétaire général Ufap-Unsa Justice à Paris. Le 7 septembre 2016, deux surveillants de la maison d'arrêt d'Osny (Val-d'Oise) ont été blessés par un détenu à l'aide d'un couteau artisanal. Détenu condamné pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, dans une affaire de départ vers la Syrie.

Régis Grava (Ufap-Unsa Justice Paris) : "Pour nous, Paris et sa région, ce sujet, c'est très sensible"

"Gardons bien à l'esprit que _les personnels pénitentiaires n'ont pas le droit de grève_. On se risque à des sanctions : jours d'exclusion, abaissement d'échelon voire une révocation", souligne David Besson, secrétaire adjoint de l'Ufap-Unsa Justice. 

Manque de reconnaissance

"C'est évident qu'on est dans un mouvement de soutien, mais aussi de protestation. _Aujourd'hui, sur la région parisienne, on dénombre plus de 316 détenus pour des faits de terrorisme_, qu'on doit gérer dans des établissements qui ne sont pas complètement hermétiques pour juguler le développement d'un tel phénomène", ajoute régis Grava. 

Samedi matin, une délégation syndicale a claqué la porte d'une réunion à la Chancellerie, en l'absence de la ministre, Nicole Belloubet. "On manque de reconnaissance. On souffre de moyens cruels. Ce qu'on réclame, ce sont des établissements spécialisés, à taille humaine pour gérer ce type de détenus", confie le secrétaire général Ufap-Unsa Justice à Paris.