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Les tapages nocturnes en hausse dans l'Hérault cet été

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Par , France Bleu Hérault

Le nombre de nuisances nocturnes a augmenté cet été dans l'Hérault par rapport à l'année dernière. Que ce soit en zone police ou en zone gendarmerie, le nombre d'appels et d'interventions augmente.

le commissariat de Montpellier a déjà enregistré 1200 interventions depuis début 2020
le commissariat de Montpellier a déjà enregistré 1200 interventions depuis début 2020 © Radio France - Julie Gasco

C'est une des conséquences de période de confinement que l'on vient de vivre avec la crise sanitaire. C'est en tout cas une explication systématiquement avancée par les forces de l'ordre lorsqu'ils évoquent l'augmentation des nuisances qui se déroulent la nuit

1.200 interventions depuis le début de l'année à Montpellier

En zone police, le commissariat de Montpellier a déjà enregistré 1.200 interventions contre ce que les policiers appellent des perturbateurs indésirables depuis le début de l'année 2020. Il y en avait eu environ 800 sur la même période en 2019.  Le nombre d'appels au 17, le numéro de police secours a augmenté lui-aussi "pour vous donner un ordre d'idée nous avons eu le week-end dernier 680 appels, explique Yannick Blouin, le patron de la DDSP, la Direction Départementale de la Sécurité Publique, de l'Hérault, ce qui est énorme. Un week-end normal, nous sommes plutôt à 300".

Ces "perturbations indésirables" sont liées à la crise de la Covid-19 et à l'alcool. "On a affaire à des gens en pied d'immeuble ou sur les places qui gênent parce qu'ils se rassemblent, qu'ils parlent fort, parce qu'ils consomment de l'alcool sur la voie publique et qu'ils pourrissent la vie de la population. Il faut rappeler que les boîtes de nuit sont fermées". 

Des nuisances qui se déroulent dans les rues, les appartements et sur les plages sur fond d'alcool

Même constat du côté de la gendarmerie de l'Hérault, "depuis la fin du confinement, on s'aperçoit que les gens ont besoin de souffler, d'extérioriser, selon la chef d'escadron Johanna di Pietro, de la gendarmerie de l'Hérault qui ajoute que les nuisances sont constatées sur les plages "avec des jeunes qui faisaient du bruit avec de la musique un peu trop fort qui dérangeait le voisinage". C'est aussi dans les logements "avec des gens qui préfèrent rester à la maison pour faire la fête par peur de la covid". 

Vers une meilleure collaboration entre la police nationale et la police municipale à Montpellier

À Montpellier, le patron de la DDSP appelle de ses vœux une meilleure collaboration entre la police nationale et  la police municipale pour parvenir à réduire cette délinquance. Le dossier est d'ailleurs déjà sur le bureau du maire de Montpellier, Michaël Delafosse et de celui de Sébastien Cote, l'adjoint en charge de la tranquillité publique. Car si le phénomène est accentué par la fréquentation estivale, il ne date pas d'hier et se déroule tout au long de l'année. 

"Si on marche ensemble, on aura gagné énormément de terrain" selon Yannick Blouin, qui espère une collaboration plus étroite sur des affaires de nuisances, de salubrité publique ou même d'hygiène "vous savez lorsque l'on sort du restaurant et que l'on voit des personnes uriner, ce genre d'incivilités c'est insupportable".

Cela peut être aussi des interventions à deux services pour des différends entre voisinage "vous avez des gens qui ont peur de dire à leurs voisins qu'ils vont trop de bruit. La police municipale doit intervenir en précurseur et si la situation est difficile et que la police municipale nous fait un renvoi, on pourra ajouter une patrouille de la nationale pour arriver en soutien".

Johanna Di Pietro, chef d'escadron de la gendarmerie de l'Hérault

Yannick Blouin, directeur de la DDSP, Direction Départementale de la Sécurité Publique

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