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Faits divers – Justice DOSSIER : Nordahl Lelandais

Affaire Maëlys : "Les tensions entre justice et gendarmes n'ont jamais atteint ce paroxysme depuis l'affaire Grégory"

jeudi 26 octobre 2017 à 8:39 - Mis à jour le jeudi 26 octobre 2017 à 11:26 Par Simon De Faucompret, France Bleu Besançon, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Emmanuel Leclere, journaliste de France Inter spécialisé dans la justice, était l'invité de France Bleu Isère ce jeudi 26 octobre. Il y a livré son point de vue sur les dissensions entre le procureur grenoblois et les gendarmes dans l'affaire Maëlys.

L'entrée de la gendarmerie du Pont-de-Beauvoisin (Isère)
L'entrée de la gendarmerie du Pont-de-Beauvoisin (Isère) © AFP - Philippe Desmaze

Grenoble, France

En début de semaine, l'affaire de la disparition de la fillette Maëlys a pris un nouveau tournant : Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, a accusé les gendarmes isérois de violer le secret de l'instruction en laissant fuiter des informations. Des tensions entre la justice et les militaires qui ne sont pas nouvelles, mais qui n'avaient pas souvent été si violentes. "C'est une situation extrêmement rare", confirme Emmanuel Leclere, journaliste au service Justice de France Inter.

Emmanuel Leclère, journaliste spécialisé dans la justice et les enquêtes, revient sur l'affaire Maëlys.

Réminiscences de l'affaire Grégory

La dernière fois qu'un conflit de ce type avait pris une telle importance ? "C'était il y a trente ans, avec l'affaire Grégory", rappelle le journaliste. "Les gendarmes avaient été dessaisis de l'enquête au profit de la police judiciaire. Ils étaient, eux aussi, accusés de laisser fuiter des informations, de privilégier une thèse alors que certains journalistes en privilégiaient d'autres. Les tensions n'avaient jamais atteint ce paroxysme depuis."

Comment des informations capitales pour l'enquête peuvent-elles échapper au secret de l'instruction ? "Les informateurs peuvent estimer qu'elles ne nuisent pas à la bonne conduite de l'investigation", expose Emmanuel Leclere. "D'ailleurs, à titre personnel, je ne vois pas ce qui a pu déranger le travail des enquêteurs dans les informations qui ont fuité dans les médias."

"Le procureur a ses raisons de ne pas souhaiter pas voir trop d'éléments s'étaler dans la presse" — Emmanuel Leclere, journaliste au service police-justice à France Inter

Le journaliste tempère malgré tout : "Le procureur a ses raisons de ne pas souhaiter pas voir trop d'éléments s'étaler dans la presse. Certains de ces détails peuvent en effet entraîner des réactions possiblement irrationnelles. De proches, de la famille de Maëlys, par exemple." Emmanuel Leclere mentionne à nouveau l'affaire Grégory, avec l'assassinat de Bernard Laroche par le père de l'enfant, ou le suicide du juge Lambert en juillet dernier.

Les reportages d'Emmanuel Leclere sur France Inter