Faits divers – Justice

Les trois agresseurs du photojournaliste David Sauveur devant la cour d'assises

Par Anne-Natacha Bouillon, France Bleu Roussillon dimanche 11 décembre 2016 à 17:41

Palais de Justice Perpignan
Palais de Justice Perpignan © Radio France - Anne-Natacha Bouillon

David Sauveur, photoreporter de guerre, a été littéralement tabassé le 3 août 2011 à Collioure par trois marginaux. Aujourd'hui, l'homme âgé de 42 ans est lourdement handicapé. Ses assaillants comparaissent devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales ce lundi.

L'affaire avait défrayé la chronique et ému tout le monde du photojournalisme. Le 3 août 2011, le photojournaliste David Sauveur est sauvagement agressé dans une rue de Collioure à 2h20 du matin.

Davis Sauveur revenait de Lybie. il avait passé une bonne partie de son séjour avec les insurgés quand il a senti le danger. Cet habitué aux chaos de l'histoire, n'hésitait d'ailleurs pas à fouler tous les territoires où les conflits explosaient. L'Afghanistan, Israël, la Palestine, le Liban ou encore la Sierra Léone et les Balkans.

En 2011, cela faisait 15 ans qu'il sillonnait le monde avec son appareil photo. il travaillait pour l'agence vu. Médiapart l'avait accueilli dans le cadre d'un partenariat.

Ses reportages, très appréciés, lui ont valu plusieurs prix

David Sauveur était attendu à Visa pour l'image. Le photographe était très connu des festivaliers et du président qui témoignera lors du procès. Il devait se rendre festival de photojournalisme le mois suivant.

L'homme originaire de Bretagne," un type bien, très prometteur, bourré de talent" disent ses confrères, avait décidé de passer quelques jours à Collioure quand il est tombé dans un véritable traquenard.

Trois marginaux l'ont roué de coups le laissant inconscient au sol. Après plusieurs mois de coma, il est aujourd'hui tétraplégique. Il ne s'exprime que sur tablette, et n'a qu'une conscience parcellaire. Juste avant le drame, il avait l'habitude dire :

"La nuit, les villes de France sont plus dangereuses que les zones de conflit où je me rends".

Le procès de ses agresseurs commencent ce lundi devant la cour d'assises à Perpignan. La victime en fauteuil roulant sera accompagnée de sa famille et de son ancienne petite amie. Dans le box des accusés, deux hommes, incarcérés pour autre cause. le troisième est introuvable.