Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Les trois touristes sud-américaines bloquées à Rouen seront fixées sur leur sort mercredi

Les trois touristes sud-américaines bloquées à Rouen depuis début août ont été convoquées devant le tribunal administratif ce vendredi matin. Elles devront attendre encore un peu avant de poursuivre leur voyage. La décision ne sera rendue que la semaine prochaine, sans doute mercredi.

Les trois touristes sud-américaines devraient être fixées sur leur sort mercredi prochain
Les trois touristes sud-américaines devraient être fixées sur leur sort mercredi prochain © Radio France - Flavien Groyer

Rouen, France

Les trois touristes sud-américaines bloquées à Rouen comparaissaient ce vendredi matin devant le tribunal administratif de Rouen. La décision sera rendue mercredi prochain. Elles espèrent la levée de leur OQTF (obligation de quitter le territoire français) et de leur IRTF (Interdiction de retour sur territoire français). Pour le moment, elles doivent attendre pour poursuivre leur voyage. Celui de Jennifer et Liliana est terminé, leur vol retour vers Bogotá est prévu mercredi prochain.

Wilma, Jennifer et Liliana ont été arrêtées, fin juillet, à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle alors qu'elles transitaient en France pour des voyages vers Madrid ou Genève. Depuis, elles sont bloquées à Rouen. 

De nombreux bénévoles venus soutenir les trois femmes

Devant la grille du tribunal administratif de Rouen, une vingtaine de bénévoles de l'association Welcome s'est réunie. Ils sont venus soutenir les trois femmes face à une affaire qu'ils estiment injuste. : "C'est scandaleux de voir des touristes sur le banc des accusées juste parce qu'elles venaient voyager" s'indigne Isabelle. 

Aux alentours de 10h, les trois touristes sud-américaines entrent dans la salle d'audience, leurs documents sous les bras. La salle est bien petite pour accueillir les nombreux soutiens. 

Wilma, Jennifer et Liliana s'installent au premier rang et se tiennent toutes les trois les mains comme pour se donner du courage. 

Une partie des bénévoles de l'association Welcome - Radio France
Une partie des bénévoles de l'association Welcome © Radio France - Flavien Groyer

Le jugement rendu mercredi prochain

C'est l'avocate des trois touristes, maître Bérengère Gravelotte qui prend la parole en premier. Selon elle, l'OQTF est irrecevable car la garde à vue en zone d'attente s'est faite à Roissy et donc les touristes n'étaient pas juridiquement en France : l'obligation de quitter le territoire est impossible. Un argument que contestera l'avocat de la préfecture de Seine-Saint-Denis.

De plus, elle a répété les arguments déjà exposés lors des audiences devant le juge des libertés et de la détention et devant la cour d'appel de Rouen : les trois touristes justifiaient de toutes les garanties nécessaires à la bonne tenue de leur voyage comme une assurance maladie, des réservations d'hôtel, de l'argent etc... "Même si elles n'avaient pas tous les documents à leur arrivée en France, elles ont tout récupéré en zone d'attente" explique l'avocate. 

L'avocat de la préfecture du 93, estime, lui, de son côté, que le risque migratoire des trois femmes était trop important et que le motif touristique du voyage de Liliana et Jennifer n'était pas clair. 

Bérengère Gravelotte réfute également l'argument de la menace à l'ordre publique. Un argument mis en avant par la préfecture de Seine-Saint-Denis après les refus d'embarquer des trois femmes pour leur pays d'origine : "Franchement, quelle menace représente ces trois femmes ?" demande l'avocate. 

C'est ensuite au tour de Wilma, Jennifer et Liliana de s'exprimer. Une interprète est appelée et mise en haut-parleur. Les trois femmes répondent aux questions de la présidente de séance. Elle demande notamment des précisions sur les motifs de leur voyage. 

La décision sera rendue en milieu de semaine prochaine, sans doute mercredi.

Un délai d'attente difficile à encaisser

A la sortie de l'audience du tribunal administratif, les visages sont fermés. Les trois touristes ont les larmes aux yeux. Ce délai est une torture pour les premières intéressées notamment pour Jennifer et Liliana car mercredi c'est la date de son retour pour Bogotá : "Je suis frustrée car je voulais aller en Espagne tout de suite. Mais je ne peux pas le faire je dois attendre".

Frustrée, Jacqueline Madeline l'est tout autant. La présidente de l'association Welcome estime que cette affaire a trop duré : "Je suis déçue, il y a eu trop de choses compliquées. Cela fait trois ans que Wilma n'a pas vu son fils. Elle est à la fois près et loin de lui".

Bérengère Gravelotte, l'avocate des trois touristes se veut plus mesurée : "J'aurai préféré une décision dans la journée mais par rapport à d'autres dossiers, c'est raisonnable"

Wilma et Jennifer vont pouvoir récupérer leur bagages à Roissy. Ceux de Liliana n'ont pour l'instant pas encore été retrouvés.

Et maintenant ?

L'avocate l'assure : les trois touristes sont admissibles en Espagne et en Suisse mais c'est le retour qui sera problématique : "S'il y a encore l'interdiction de retour sur le territoire français quand Wilma revient de Suisse fin octobre, le problème se reposera" Elle continue : "Elle pourrait être remise en rétention etc..." 

Comme on leur reproche un manque de garanties de voyage suffisantes, je ne leur conseille pas de partir tout de suite à Madrid ou à Genève - Maître Gravelotte

Choix de la station

France Bleu