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Faits divers – Justice

Les victimes de Dentexia ont jusqu'au 30 juin pour déposer leurs dossiers auprès de l'assurance maladie

mardi 28 mars 2017 à 16:38 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne et France Bleu

Les victimes des centres dentaires low-cost Dentexia ont finalement jusqu’au 30 juin pour déposer leurs dossiers auprès de l’assurance maladie. Des dossiers qui devraient leur permettre d’être en partie indemnisés. Exemple à Chalon-sur-Saône, où plus de 200 victimes attendent réparation.

Il y a plus de 2 200 victimes dans toute la France
Il y a plus de 2 200 victimes dans toute la France © Maxppp - Sylvie Cambon

Chalon-sur-Saône, France

Des dents arrachées pour rien, des soins inachevés, des frais engagés et jamais remboursés. Plus de 200 personnes à Chalon-sur-Saône ont été victimes des centres dentaires low-cost Dentexia, qui ont été placés en liquidation judiciaire l’an dernier. Les victimes, qui sont 2.200 en tout, ont obtenu un délai pour déposer leurs dossiers auprès de l’assurance maladie : elles ont jusqu’au 30 juin.

Trop de paperasse, pas assez d’humanité

Le gouvernement a décidé en novembre dernier de débloquer un fonds d’aide aux victimes, entre 3 et 10 millions d’euros. Les aides seront distribuées en fonction des revenus des victimes, et sont destinées à ceux qui ont besoin de reprendre les soins après être passés chez Dentexia.

Pour toucher ces aides, il faut déposer un dossier auprès de l’assurance maladie. Avec des justificatifs de revenus donc, mais aussi une radio panoramique pour faire un constat des dégâts, et deux devis de dentistes, précis et argumentés. Des dossiers qui sont donc complexes à monter pour certaines victimes. Ils sont très administratifs, les délais pour avoir des rendez-vous chez les dentistes sont longs, et les victimes reprochent au gouvernement de ne pas assez prendre en compte le côté humain.

Un volet judiciaire en parallèle

« On voit bien que les personnes de l’ARS et autres sont touchés par nos cas, reconnaît Gérard Mayen, membre de l’association des victimes de Dentexia à Chalon-sur-Saône, mais c’est la machine administrative qui prend le dessus. » Le fonds d’aide aux victime a été débloquée il y a plus de 4 mois, et certaines victimes attendent toujours la prise en charge de soins d’urgence.

En parallèle, une information judiciaire a été ouverte. Trois juges du pôle Santé publique à Paris sont en charge de cette enquête, ouverte entre autres pour « tromperie aggravée », « exercice illégal de la profession », « violences suivies de mutilation » ou encore « escroquerie en bande organisée. »