Faits divers – Justice

Les voleurs du dragon de Komodo interpellés

Par Nathalie De Keyzer, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Vaucluse et France Bleu jeudi 28 janvier 2016 à 12:21 Mis à jour le jeudi 28 janvier 2016 à 20:23

Dragons de Komodo à la Ferme aux Crocodiles de Pierrelatte
Dragons de Komodo à la Ferme aux Crocodiles de Pierrelatte © Radio France - Nathalie Rodrigues

Deux mois et demi après le vol d'un dragon de Komodo à la Ferme aux Crocodiles de Pierrelatte dans le Sud Drôme, quatre jeunes suspects ont été identifiés et interpellés en début de semaine. L'animal lui a été retrouvé mort. Les quatre jeunes interpellés ont été mis en examen ce jeudi soir.

Les voleurs présumés sont quatre jeunes habitants d'Aix-en-Provence. Ils ont été identifiés et interpellés chez eux en début de semaine. Placés en garde à vue ils ont eux-même indiqué aux enquêteurs l'endroit où ils s’étaient débarrassé du corps du dragon de Komodo volé. La carcasse a été retrouvée abandonnée sur les bords du Rhône. Ce mâle d'un mètre vingt de long et pesant quatre kilos et demi était encore très jeune et fragile. Il n'a donc pas survécu.

Une équipe bien préparée

Les voleurs sont tous âgés d'une vingtaine d'années, ne sont pas spécialement connus de la justice. Ils ont été présentés à un juge d'instruction ce jeudi, et mis en examen pour vol en bande organisée. Ils sont suspectés de s'être introduits dans la ferme aux crocodiles de Pierrelatte dans la nuit du 4 au 5 novembre dernier. Ils étaient très bien renseignés puisqu'ils ont cassé une vitre mais sans déclencher l'alarme. Ils se sont ensuite rendus directement dans  l'enclos des dragons aussi appelés varans de Komodo pourtant à l’écart des autres. 

Ces voleurs savaient surtout comment  s'y prendre avec ce type d'animal, car les enquêteurs avaient retrouvé sur les lieux un balai et un linge humide. Deux outils indispensables à la capture d'un varan. On pose le balai sur sa nuque pour l’empêcher de mordre, et on jette le linge sur sa tête pour l'affaiblir avant de pouvoir l'emporter.

Passion de collectionneurs

Les jeunes expliquent qu'ils ont agi plus par passion de collectionneur que pour revendre le dragon. L'animal était pourtant estimé pourtant à 15 000 - 20 000 euros Le procureur a demandé le placement en détention des ces garçons jusque à présent inconnus de la justice. Chez l'un deux, on a aussi découvert deux autres animaux d'espèce protégée.

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