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Faits divers – Justice

Lesparre-Médoc : prison ferme pour les agresseurs des pompiers et gendarmes

mercredi 1 août 2018 à 22:35 Par Edouard Marguier, France Bleu Gironde

Deux jeunes ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux à 8 mois et 3 mois de prison ferme pour avoir agressé un pompier, deux gendarmes et le personnel hospitalier de la clinique mutualiste de Lesparre-Médoc.

Le palais de Justice de Bordeaux.
Le palais de Justice de Bordeaux. © Radio France - Stéphanie Brossard

Bordeaux, France

Ils sont coupables de violences envers deux gendarmes, un pompier et le personnel hospitalier de la clinique mutualiste de Lesparre-Medoc. Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné un homme de 25 ans à 8 mois de prison ferme et un autre de 20 ans à 3 mois ferme pour les faits qui datent de dimanche dernier. Tous les deux ont été maintenu en détention. Pendant l'audience, ils ont été très agressifs. 

"Tout puissants"

A plusieurs reprises, ils rigolent et coupent la parole du président du tribunal. "Ils se croient tout puissant", commente le juge avant de poursuivre le rappel des faits. Dimanche, avant d'aller à la clinique, les deux jeunes ont but de la vodka. Les prévenus ont voulu rendre visite à un ami blessé la veille dans une bagarre dans une boîte de nuit. Ils trouvent que les soins ne sont pas assez rapides. Ils se mettent à insulter les infirmiers, à frapper sur les murs, dans les portes. Le plus énervé donne une baffe à un pompier présent par hasard. Le secouriste, volontaire depuis 28 ans, "n'a jamais vu ça", raconte-t-il à la barre. La femme gendarme tente de lui mettre les menottes. Elle reçoit en échange un coup violent à la bouche. Depuis, elle est choquée et en arrêt maladie.

"Je ne supporte pas l'alcool", se justifie un des prévenus. "Il ne faut pas en boire", lui répond sèchement le président. Le procureur les appelle des dictateurs d'opérette. Ils ont 20 ans et 25 ans seulement et ont déjà des casiers judiciaires très remplis. Cinq mentions pour le premier. Quatorze pour le second. Même les avocats de la défense sont sévères : "on assiste à leur perte", dit l'un d'eux avant que l'un des jeunes donne un coup de pied dans le banc des prévenus. Il finira dans les geôles du palais de justice.