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Faits divers – Justice

Lévothyrox : le tribunal de Toulouse doit se prononcer sur l'assignation du laboratoire Merck par 42 patients

lundi 10 septembre 2018 à 6:05 Par Théo Caubel, France Bleu Occitanie et France Bleu

Le tribunal de grande instance de Toulouse doit examiner ce lundi en référé l'assignation du laboratoire Merck par 42 plaignants. Ils demandent des indemnisations pour avoir subi des effets secondaires importants suite à la prise de la nouvelle formule du Lévothyrox.

42 patients ont assigné le laboratoire Merck devant le tribunal de Toulouse pour préjudice d'anxiété.
42 patients ont assigné le laboratoire Merck devant le tribunal de Toulouse pour préjudice d'anxiété. © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

Après avoir condamné le laboratoire Merck à délivrer sans délai l'ancienne formule du Lévothyrox en juin, le tribunal de grande instance de Toulouse va-t-il accorder des indemnisations aux patients qui ont connu des effets secondaires liés à la prise du nouveau médicament ? 

En tout cas, le tribunal doit analyser en référé la plainte de 42 patients qui ont pris la nouvelle formule du Lévothyrox. Ils demandent des indemnisations pour le préjudice subi et notamment au titre du préjudice d'anxiété.

Il correspond au fait de vivre une situation d'inquiétude permanente à cause d'une exposition à un produit dangereux qui peut entraîner des maladies graves. Il a été reconnu pour la première fois en 2010 par la Cour de cassation dans l'affaire sur l'amiante. Elle a jugé que des salariés subissaient une situation stressante car ils savaient qu'ils pouvaient développer une maladie grave suite à leur exposition à cet isolant. Les plaignants ont ainsi pu obtenir des indemnisations financières de la part de leurs employeurs. 

Tous les malades se sont retrouvés avec des effets secondaires extrêmement graves, sans savoir pourquoi ils étaient malade" — Me Jacques Lévy

Dans le cas de l'affaire sur le Lévothyrox, l'avocat des patients, Me Jacques Lévy, explique que le préjudice d'anxiété trouve son origine dans deux éléments. "Tous les malades se sont retrouvés avec des effets secondaires extrêmement graves. Sans qu'ils sachent pourquoi ils étaient malade. Donc pendant toute cette période, ils ont subi le préjudice d'ignorer de quelle maladie ils étaient atteints." Et le second élément pour Me Jacques Lévy "est le fait que le laboratoire Merck a annoncé que l'ancienne formule du Lévothyrox ne serait plus fabriquée à partir de 2019.  Cela signifie que les malades ignorent s'ils pourront continuer à se soigner avec l'ancienne version." Ils réclament chacun à ce titre 15.000 euros.

Deuxième fois que ce préjudice pourrait être reconnu à des consommateurs de médicaments  

Si le préjudice est reconnu, cela sera la deuxième fois pour un médicament. En 2016, 12 personnes avaient reçu des indemnisations de la part du laboratoire Servier pour avoir consommé du Médiator pendant des années.