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Faits divers – Justice

Libération de Gvantsa, la lycéenne géorgienne menacée d'expulsion : le combat continue

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Par , France Bleu Bourgogne

C'est un soulagement pour Gvantsa Pkhikidze et ses proches ce mercredi : la lycéenne géorgienne au lycée Hippolyte-Fontaine de Dijon quitte le centre de rétention administrative de Metz. Mais sa situation n'est pas assurée, elle est toujours menacée d'expulsion.

Le collectif pour la libération de Gvantsa devant la presse à la Maison des associations de Dijon lors du point presse  ce mardi
Le collectif pour la libération de Gvantsa devant la presse à la Maison des associations de Dijon lors du point presse ce mardi © Radio France - Thomas Nougaillon

Dijon, France

Soulagement presque total ce mercredi pour Gvantsa Pkhikidze : le juge a demandé la libération de la lycéenne géorgienne, étudiant au lycée Hippolyte-Fontaine de Dijon. Elle quitte le centre de rétention administrative de Metz et rentre à la maison, mais elle n'est toujours pas régularisée. 

Mardi, ses camarades et des professeurs s'étaient rassemblés devant la Maison des associations de Dijon pour manifester contre son expulsion. La Géorgienne de 19 ans est arrivée de Géorgie en 2017 avec son père et se bat depuis pour obtenir sa régularisation.

"Le combat n'est pas fini"

"C'est le juge à Metz qui a fait bouger les choses, ce n'est pas la préfecture qui a bougé. Le juge a ordonné sa libération, considérant que la préfecture n'avait pas respecté la procédure. Rappelons qu'elle a été arrêtée par surprise sans pouvoir amener aucune affaire personnelle alors qu'elle respectait les obligations de pointage au commissariat pendant la durée de sa procédure et sans que le moindre délit ne puisse lui être reproché. C'est un soulagement, elle est libérée mais la question de sa régularisation est toujours en cours," explique Paul Garrigues de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) à Dijon.

Lily Redoutey, sa camarade classe à gauche. Derrière, le petit ami de Gvantsa et Nicolas, son beau-frère à droite - Radio France
Lily Redoutey, sa camarade classe à gauche. Derrière, le petit ami de Gvantsa et Nicolas, son beau-frère à droite © Radio France - Thomas Nougaillon

"J'ai toujours été optimiste sur sa libération" - Nicolas Okropiridze, beau-frère de Gvantsa

Nicolas, le beau-frère de Gvantsa a tout de suite paris la route avec sa maman pour la récupérer à Metz. "On va bientôt arriver à Metz, dès qu'on l'a su on est parti, explique le jeune-homme. _J'ai toujours été optimiste sur sa libération, quand j'ai appris ça ce matin, j'étais heureux comme tout le monde, mais je le savais : je n'avais aucun doute ! Tout simplement, je répétais qu'elle allait sortir, il y a eu des vices de procédure de la part de la préfecture, le juge les a relevés. Il n'y avait aucune raison pour qu'elle reste là-bas. Mais le combat n'est pas fini, il va falloir attendre le 10 septembre la réponse du tribunal administratif  de Lyon sur l'annulation de l'OQTF (obligation de quitter le territoire français)."_

En effet, la demande de régularisation de la jeune-fille doit à nouveau être examinée par le tribunal administratif de Lyon le 10 septembre. "La décision de régularisation pour pouvoir continuer de vivre avec sa famille et ses proches dépend du pouvoir discrétionnaire du préfet. Elle remplit toutes les conditions de régularisation. Le _rassemblement de soutien a toujours lieu jeudi, à 17 heures devant la préfecture de Côte-d'Or_, pour obtenir une vraie solution," ajoute Paul Garrigues. 

Nous avons contacté la préfecture qui nous a indiqué ne pas s'exprimer sur ce sujet, indiquant que la décision serait rendue le 10 septembre par le tribunal administratif de Lyon. 

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