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Licenciée pour s'être soulagée dans un champ, une conductrice de poids lourds sarthoise saisit les Prud'hommes

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Par , France Bleu Maine, France Bleu, France Bleu Mayenne

Une conductrice de camion sarthoise a appris son licenciement, mercredi 21 avril, pour avoir fait ses besoins dans le champ d'un agriculteur quelques jours plus tôt. Elle dénonce une décision "injuste" et saisit le conseil des Prud'hommes.

Une conductrice de poids lourd sarthoise a été licenciée pour avoir fait ses besoins dans le champ d'un agriculteur, faute de trouver des toilettes ouvertes. (photo d'illustration)
Une conductrice de poids lourd sarthoise a été licenciée pour avoir fait ses besoins dans le champ d'un agriculteur, faute de trouver des toilettes ouvertes. (photo d'illustration) © Radio France - Jean-François Fernandez

C'est une petite pause qui lui a coûté très cher. Mi-avril, Virginie C., conductrice poids lourd sarthoise, est en déplacement à Saint-Léger (Mayenne) pour récupérer une pelleteuse chez un agriculteur. Avant de repartir vers la Sarthe, la routière a une envie pressante. Elle gare alors son camion un peu plus loin, au bord du champ, et fait ses besoins. 

"Je ne pouvais pas faire autrement !", lance la conductrice de poids lourd. "J'aurais pu demander au client d'aller chez lui, mais c'est interdit à cause de la crise sanitaire. Je ne pouvais pas non plus aller dans un bar ou un restaurant, tout est fermé ! Et j'avais quand même une demi-heure de route devant moi, je ne pouvais pas me retenir."

Mise à pied pendant huit jours, puis licenciée

Quelques jours plus tard, Virginie C. est convoquée par son employeur. L'agriculteur, mécontent, a envoyé une photo des excréments de la conductrice. "On m'a annoncé que j'étais mise à pied pendant huit jours. Après ça, ils m'ont licenciée", s'insurge la routière de 42 ans. "Si j'avais fait une faute professionnelle, en causant un accident par exemple, ça aurait été tout à fait normal. Mais me licencier pour un fait aussi ridicule que ça... C'est lamentable !"

Avec son avocat, elle a saisi le Conseil des Prud'hommes, dénonçant un "licenciement abusif"

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