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Limoges : des peines de prison ferme pour les violences dans le quartier de La Bastide

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Par , France Bleu Limousin
La Bastide, Limoges, France

Un éducateur a été condamné à 3 ans de prison ferme pour un excès de vitesse sur l'A20, suivi d'une course poursuite jusqu'à La Bastide et de rébellion, le 7 novembre dernier. Trois autres jeunes écopent chacun de 4 mois ferme pour les violences qui ont suivi dans le quartier limougeaud.

Le palais de justice de Limoges
Le palais de justice de Limoges © Radio France - Nathalie Col

Le parquet avait réclamé des peines exemplaires après les violences urbaines survenues le 7 novembre dernier et les jours suivants, dans le quartier limougeaud de La Bastide et les réquisitions de la vice-procureur ont été suivies presque à la lettre. Le principal prévenu, âgé de 18 ans, est condamné à 3 ans de prison ferme. Cet éducateur du club de foot de La Bastide comparaissait pour un excès de vitesse sur l'A20 au retour d'un match avec des ados de 13 ans. Il ne s'était pas arrêté et une course poursuite s'était engagée avec les gendarmes jusque dans le quartier de La Bastide, où un attroupement s'est rapidement formé lors de son interpellation musclée.

Les trois autres, âgés de 18 à 20 ans,  ont été reconnus coupables de jets de pierre envers les policiers et de dégradations de véhicules. Deux policiers avaient été blessés dans les affrontements. Une fonctionnaire avait aussi essuyé des crachats et des insultes.

Un procès sous haute surveillance

Une quarantaine de policiers avaient été déployés dans et autour du palais de justice pour éviter tout débordement, mais l'audience s'est finalement tenues dans une ambiance relativement calme. Le tribunal a suivi la demande de fermeté de la vice-procureur Laëtitia Clerc, qui souhaitait un message fort, pour montrer que "La Bastide n'est pas une zone de non-droit". Les avocats de la défense ont pourtant tout fait pour tenter d'obtenir la relaxe des 4 jeunes.

Coup de théâtre en pleine audience

Le principal prévenu répond pendant près d'une heure aux questions de la cour, détaillant d'une voix basse la course poursuite sur l'autoroute. Il minimise les faits et notamment ses tentatives de percuter le véhicule des gendarmes dans sa fuite. "J'ai paniqué. Je ne sais pas ce qui m'a pris". Il explique aussi sans se démonter qu'il roulait vite parce qu'il était "pressé de débaucher et de ramener les jeunes du clubs de foot chez eux." Mais quelques minutes plus tard, coup de théâtre. Un gendarme assure que ce n'est pas cet éducateur qui conduisait, comme le relate aussi le procès-verbal de sa collègue. Le jeune homme s'engouffre dans la brèche et indique qu'il n'a pris le volant qu'une fois le véhicule arrêté dans une impasse du quartier de La Bastide.

Une version qui sème la confusion dans la salle. "Sauf qu'elle diffère totalement de ses auditions durant l'enquête et lors de sa présentation au parquet" souligne la vice procureur. D'autant que là, le prévenu à plus de mal à donner des détails et qu'il refuse de donner le nom du mystérieux conducteur. "C'est à vous de faire votre travail pour savoir qui c'est ! "

Les avocats de la défense plaident tous la relaxe

Après un recadrage, les débats se poursuivent avec les 3 autres prévenus et les plaidoiries des avocats qui plaident tous la relaxe. L'une met en avant le casier judiciaire vierge de son client et fournit au tribunal des courriers élogieux sur le parcours exemplaire de ce garçon qui a même tenté de faire des études de droit, sans succès. Il était sur le point de se faire embaucher en intérim. Un autre a bien assisté aux événements mais jure qu'il n'a rien fait. Le bénéfice du doute doit donc lui profiter pour son conseil. Le troisième se défend plus laborieusement, en maintenant qu'il n'a pas dégradé les véhicules des forces de l'ordre, puisqu'il visait les policiers avec ses pierres ! Et comme il n'en a blessé aucun, il n'y a pas d'infraction conclut son avocate. 

Quant à l'éducateur dont la conduite dangereuse et le délit de fuite ont tout enclenché, il marmonne, nie certaines accusations et affirme avoir lui même subit des violences de la part des policiers. Mais ses arguments n'ont pas convaincu la cour, surtout vu son lourd passé judiciaire. Son avocate le suit depuis qu'il a 9 ans. En plus des trois ans de prison ferme, le tribunal lui interdit de fréquenter le quartier de la Bastide pour 3 ans. Et son permis de conduire est annulé avec interdiction de le repasser pendant un an. Il va faire appel de sa condamnation.

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