Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Limoges : le président de l'association Les Nez Rouges soupçonné d'abus de confiance aggravé

lundi 11 juin 2018 à 19:58 - Mis à jour le mardi 12 juin 2018 à 12:34 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Le président de l'association Les Nez Rouges, qui intervient pour divertir les enfants à l'hôpital, vient d'être mis en examen pour abus de confiance aggravé. Il aurait détourné 260 000 euros de dons récoltés par son association. Le fondateur des Nez Rouges est en détention provisoire.

Le président des Nez Rouges est soupçonné d'avoir détourné près de 300 000 euros de dons.
Le président des Nez Rouges est soupçonné d'avoir détourné près de 300 000 euros de dons. © Radio France - Françoise Ravanne

Limoges, France

Le président de l'association Les Nez Rouges, basée à Limoges et qui intervient un peu partout en France pour divertir les enfants hospitalisés, est soupçonné d'abus de confiance aggravé pour avoir détourné environ 260 000 €, de l'argent issu d'appels aux dons lancés auprès du grand public mais également de subventions publiques. Il est mis en examen et placé en détention provisoire en milieu de semaine dernière.

Un escroc de profession" - une source proche de l'enquête

A en croire les enquêteurs, ce clown était plutôt un triste sire. Certains d'entre eux parlent même d'un "escroc professionnel". Ses antécédents judiciaires expliqueraient même son placement en détention provisoire. Au sein de l'association, pas de comptabilité digne de ce nom, pas de factures, donc très peu de traces financières. D'autant moins de traces que l'argent circulait essentiellement en espèces.

Des retraits d'espèces et des virements au profit du président et de ses proches

Au départ, l'alerte a été donnée par la cellule de surveillance bancaire TRACFIN qui a repéré des retraits d'espèces et des mouvements financiers douteux entre les comptes de l'association et les comptes de son président, Sébastien Buisson, pour un montant de 87 000 € entre janvier 2016 et juin 2017. Les investigations de la cellule financière du SRPJ de Limoges ont permis de confirmer des retraits d'argent et des virements débités sur les comptes de l'association au profit du dirigeant et de ses proches à hauteur de 260 000 € entre 2014 et 2018

Lors de sa garde à vue, Sébastien Buisson n'a pas pu justifier tous ces mouvements financiers. L'expert-comptable de l'association, lui, a expliqué qu'aucun compte annuel n'avait pu être établi en raison de l'absence de tout justificatif fourni par le président de l'association.

Selon nos informations, il y aurait aussi de vrais signes d'enrichissement personnel

Les Nez Rouges avaient lancé un grand appel au don après le cambriolage de leur local en 2016. - Aucun(e)
Les Nez Rouges avaient lancé un grand appel au don après le cambriolage de leur local en 2016. - Capture d'écran Leetchi

Les enquêteurs s'intéressent même au grand appel aux dons, lancé en 2016 après le cambriolage de l'association dont tous les jouets avaient disparu. 

Les Nez Rouges étaient indésirables au CHU de Limoges 

A Limoges, les Nez Rouges n'étaient pas forcément bien vus, notamment du CHU de Limoges. Car, à plusieurs reprises, les clowns de l'association seraient intervenus sans même prévenir de leur arrivée dans les services. Et surtout, Les Nez Rouges ont utilisé l'identité et le logo du CHU de Limoges pour appuyer des collectes de dons, là encore sans aucune concertation avec l'hôpital qui a signalé deux fois ces agissements au parquet de Limoges en 2015, sans toutefois déposer plainte.