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Faits divers – Justice

Limoges : 15 ans de prison ferme pour avoir tué son ex-compagne

vendredi 15 juin 2018 à 17:19 - Mis à jour le vendredi 15 juin 2018 à 18:11 Par Nathalie Col, France Bleu Limousin

A l'issue d'une semaine chargée en émotion devant la cour d'assises de la Haute-Vienne, le jury a déclaré un habitant de Rilhac-Rancon coupable du meurtre de son ex-compagne en mai 2013. Il est condamné à 15 ans de prison ferme.

 Il avait tué son ex-compagne avec son fusil de chasse en mai 2013
Il avait tué son ex-compagne avec son fusil de chasse en mai 2013 © Radio France - Nathalie Col

Limoges, France

Le verdict est tombé ce vendredi en fin d'après-midi dans une salle d'audience comble : Franck Duchâteau est condamné à 15 ans de prison ferme, pour le meurtre de son ex-compagne, tuée d'un coup de fusil de chasse en mai 2013, à Rilhac-Rancon. La peine est moins lourde que les 18 ans de prison requis dans la matinée par l'avocate générale, notamment car le jury n'a pas retenu la thèse de la préméditation soutenue par la famille de la victime. En revanche, il retient la circonstance aggravante liée au fait que l'homme de 48 ans s'en est pris à son ex-compagne. 

Deux versions radicalement opposées jusqu'au bout

Dans son réquisitoire, l'avocate générale Laetitia Clerc a décrit un homme capable de se montrer "sous son meilleur jour en public, mais un tyran domestique une fois la porte refermée." Elle a insisté sur les menaces et le harcèlement dont la victime se plaignait. "Elle était traquée comme dans une partie de chasse ultime" a-t-elle dit en référence à la passion de l'accusé.  Pour elle, il a délibérément tué sur son ex-compagne, puis s’est ensuite lui-même tiré dessus pour se dédouaner.

"Oui, c'est un chasseur. Oui, on peut dire qu'il est macho et qu'il n'a pas toujours été très respectueux envers sa compagne" reconnait la première avocate de la défense. Mais elle a nuancé son portrait et a demandé aux jurés de dépasser le "stéréotype très noir qu'on essaye de lui coller". Les deux autres avocats de la défense se sont ensuite évertués à démonter la thèse de la préméditation. Ils ont aussi souligné lé caractère parfois contradictoire des analyses des experts et leur absence de certitudes sur  certains points. "Il faut toujours douter surtout lorsque les experts doutent d'eux-mêmes" a notamment lancé Maître Frédéric Olivé.  Mais pour l'avocate générale, tout est clair elle a vu dans ce dossier la "chronique d'une mort annoncée" et le geste fatal d'un homme qui "ne souffrait pas d'amour... mais d'amour propre."

Ce vendredi soir, le quadragénaire est donc parti derrière les barreaux. En plus de sa peine de prison ferme, la cour d'assises lui interdit également de détenir une arme soumise à autorisation durant 15 ans. Son permis de chasse lui est aussi retiré, avec l'interdiction de le repasser pendant 15 ans.