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Lionceau exhibé en discothèque à Deauville : la justice le laisse entre les mains du cirque

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu

Une discothèque de Deauville avait exhibé un lionceau sur la piste de danse au milieu des fêtards en mars 2018. Jeudi 17 octobre 2019, le tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de l'association One Voice qui demandait une action de la préfecture.

Une discothèque de Deauville avait exhibé un lionceau sur la piste de danse au milieu des fêtards (illustration).
Une discothèque de Deauville avait exhibé un lionceau sur la piste de danse au milieu des fêtards (illustration). © Maxppp - YU FANGPING

Le lionceau exhibé sur le dancefloor du Chic à Deauville, en mars 2018, restera la propriété du cirque. Le tribunal administratif de Caen a rejeté ce  jeudi 17 octobre la demande de recours formulée par l'association de défense des animaux, One Voice. 

C'est elle qui s'est émue de la passivité de la préfecture du Calvados face à cette affaire. Le bébé lion avait été montré dans les rues de Deauville en mars 2018 avant qu'on le promène dans la boîte de nuit sous les yeux des nightclubbers. Pour One Voice, le propriétaire du lionceau et de sa mère, un cirque, aurait dû se voir retirer son autorisation pour détenir de tels animaux. 

Mais la demande de l'association était restée lettre morte. C'est la raison pour laquelle les défenseurs des animaux se sont tournés vers le tribunal administratif. "Une enquête a été menée, rapportait le commissaire du gouvernement lors de l'audience le jeudi 3 octobre, mais on ne sait toujours pas qui est détenteur du certificat". Il avait conclu alors au rejet de la requête et a été suivi par le tribunal. 

"L'infraction n'a pas pu être constatée"

"Le préfet du Calvados ne disposait d’aucun constat de manquement qui aurait justifié la mise en œuvre de la procédure prévue à l’article L. 206-2 du code rural et de la pêche maritime, n’ayant à sa disposition que le courrier de l’association One Voice indiquant avoir été alertée par plusieurs membres de l’association de l’exhibition d’un lionceau dans une discothèque", précise le tribunal. Une enquête a été menée mais "l’infraction n’a pu être constatée, le cirque ayant déjà quitté les lieux et le département du Calvados".

"Dans ces conditions, en l’absence de rapport de constatation de faits de maltraitance à l’égard du lionceau, c’est à bon droit que le préfet a rejeté la demande de l’association One Voice tendant au retrait du certificat de capacité du détenteur de l’animal", conclut le tribunal.

L'association se dit "très choquée"

"Nous sommes très choqués parce que cela veut dire qu'il y a encore des zones de non-droit en France et qu'on devrait se transformer en enquêteur pour apporter des preuves", réagit Muriel Arnal, présidente de l'association One Voice. C'est du bon sens qu'un lionceau arraché à sa mère, présenté en boîte du nuit au milieu du bruit, des gens, tripoté, va être en souffrance. C'est une évidence." Elle ne fera cependant pas appel.

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