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Faits divers – Justice

Logement insalubre : une locataire réclame 4.000 euros de dommages et intérêts à un élu de la ville de Marseille

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Par , France Bleu Provence

L'adjoint au patrimoine de la ville de Marseille André Malrait était attaqué par une femme à qui il louait un garage transformé en studio. La locataire a demandé à être indemnisée après avoir perdu des affaires en raison de l'insalubrité du logement. Délibéré au 6 juin.

L'adjoint en charge du patrimoine à Marseille André Malrait (photo d'illustration)
L'adjoint en charge du patrimoine à Marseille André Malrait (photo d'illustration) © Maxppp -

Marseille, France

La locataire d'un garage pour deux-roues transformé en studio par son propriétaire, l'adjoint LR au patrimoine de la ville de Marseille, André Malrait, a demandé 4.000 euros de dommages et intérêts jeudi auprès du tribunal d'instance pour l'insalubrité de son logement "couvert de moisissures". La femme de 23 ans, qui avait refusé au bout de quelques mois de payer son loyer de 520 euros à cause de la dégradation des murs de son studio, avait dans un premier temps été assignée elle-même par son propriétaire. Mais l'élu s'est finalement désisté après la révélation de l'affaire.

Des affaires détruites par l'humidité 

"Traînée dans la boue", selon son avocate, Me Julie Savi, la jeune locataire s'est retournée contre le couple Malrait, dont l'époux est adjoint au patrimoine et architecte, et lui a demandé jeudi 4.000 euros de dommages et intérêts, ses affaires ayant été entièrement détruites par l'humidité. L'avocate a également demandé que le dossier soit transmis pour un jugement sur le fond au regard, selon elle, des "nombreuses irrégularités" du bail.

Ressemblant à un couloir large d'environ 2 mètres 

Quelques mois après son entrée dans les lieux en mai 2018, la jeune femme avait été rapidement confrontée à la  dégradation de son logement, qui avait vocation à l'origine à être un parking pour motos. Accolé à la vaste propriété de l'élu de 87 ans dans le 8e arrondissement, le "tout petit local" ressemblant à un couloir large d'environ 2 mètres à 2,50 m, selon les constats des huissiers,  avait été transformé en habitation par un changement de destination signé par le maire Jean-Claude Gaudin, a relevé à l'audience Me Savi.

Décision le 6 juin

La locataire a utilisé "tous les moyens pour mettre à terre son propriétaire", a fustigé l'avocate de l'élu, Me Pascale Barton-Smith, déplorant que son client soit "sali quotidiennement" par la presse.  "C'est un mauvais procès, pour de mauvaises intentions", a ajouté  l'avocate qui dénonce "l'amalgame avec la rue d'Aubagne". La décision a été mise en délibéré au 6 juin.