Faits divers – Justice

Logos nutritionnels : les Hauts-de-France comme région test

Par Hélène Fromenty, France Bleu Nord et France Bleu mercredi 19 octobre 2016 à 20:30 Mis à jour le lundi 19 septembre 2016 à 20:30

Quatre systèmes graphiques seront mis au banc d'essai dans la région.
Quatre systèmes graphiques seront mis au banc d'essai dans la région. © Maxppp - Jean-François Frey

La semaine prochaine, et jusqu'en décembre, une grande évaluation est lancée dans les supermarchés de la région pour choisir le futur système graphique d'informations nutritionnelles. Ces logos simplifiés seront mis en oeuvre au premier semestre de 2017.

Vous devriez bientôt vous y retrouver sur les étiquettes des produits alimentaires ! L'an prochain, un système graphique simplifié sera utilisé au niveau national. Reste à trouver les bons logos... Quatre propositions sont en lice, et pour choisir la plus efficace, une grande évaluation est lancée lundi prochain dans 12 supermarchés des Hauts-de-France.

Identifier les aliments sains et équilibrés

L'opération, également mise en place en Ile-de-France, en Normandie et en Auvergne-Rhône-Alpes, dans 40 grandes surfaces au total, permettra de remplacer le dispositif actuel, jugé trop complexe.

Le but est d'aider le consommateur à identifier les aliments les plus sains et équilibrés en un clin d'oeil, et ainsi, limiter le surpoids. Il faut dire que notre région est particulièrement concernée : un habitant des Hauts-de-France sur 5 serait obèse, c'est plus qu'au niveau national (21,3% contre 15%).

Plusieurs logos à l'essai

Quatre propositions graphiques sont à l'essai : deux systèmes de type synthétique, basés sur un code couleur, et deux systèmes analytiques, qui présentent et quantifient les principaux composants du produit.

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Dix semaines de test

Alors, comment tester vous-même ces logos simplifiés ? Il suffira de vous rendre dans un des 12 supermarchés de la région prenant part à l'évaluation. Chacun d'entre eux testera un système graphique, parmi les quatre en compétition.

Les logos-test seront apposés sur les articles dans plusieurs rayons : traiteur, conserves ou encore viennoiserie... Vous pourrez ainsi comparer, sur une même base, deux aliments de marques différentes avant d'acheter.

Au bout de 10 semaines, les achats effectués dans les supermarchés-test seront comparés à ceux de 20 grandes surfaces témoin. En décembre, le système d'étiquetage le plus efficace sera ainsi retenu. C'est lui que vous retrouverez dans tous les commerces de France au premier semestre de l'année prochaine.

"C'est sûr qu'on va s'y intéresser"

Du côté des consommateurs, cette simplification est jugée plutôt positive. Car beaucoup sont perdus lorsqu'ils lisent les étiquettes.

"Énergie, matières grasses, glucides, fibres alimentaires... ce n'est pas forcément parlant !" (Ophélie, consommatrice)

Puisqu'elles sont difficiles à déchiffrer, certains acheteurs ne regardent tout simplement jamais les informations nutritionnelles avant de passer à la caisse.

"Si un système plus simple est mis en place, c'est sûr qu'on va s'y intéresser. Personnellement, j'essaierai de regarder davantage les composants des produits que je consomme." (Aurore, consommatrice)

Une petite pierre à l'édifice

Une fois le système mis en place, en 2017, les logos seront-ils pour autant davantage utilisés que les précédents ? Pas si sûr...

"L'information est déjà disponible, il faut juste du temps pour la décrypter. Les gens qui ont l'habitude de manger n'importe quoi vont continuer à le faire..." (Alejandro, consommateur)

Pour le docteur Jean-Michel Borys, endocrinologue spécialisé dans la nutrition et le diabète, ces nouveaux graphismes ne sont qu'une petite pierre apportée à l'édifice...mais cela sera toujours utile aux consommateurs.

Étiquetage volontaire

C'est au niveau des industriels que la pilule est plus difficile à avaler. Ils sont nombreux à estimer que ces logos vont stigmatiser, et donc réduire la consommation, de certains produits.

Quel qu'il soit, le futur étiquetage ne sera pas obligatoire. Les entreprises d'agroalimentaire et les distributeurs pourront décider de l'appliquer, ou non, sur leur produits.

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