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Faits divers – Justice

Loire-Atlantique : il s'en prend à ses voisins avec une masse

lundi 25 mars 2019 à 18:52 Par Anne Patinec, France Bleu Loire Océan

Direction la prison pour un habitant de Trignac suite à une querelle de voisinage qui a dégénéré samedi. Il était jugé en comparution immédiate ce lundi par le tribunal correctionnel de Saint Nazaire pour violences et menaces de mort. Il a été condamné à deux ans d'emprisonnement dont un ferme.

Le prévenu n'a pas hésité à sortir une masse lors de la querelle de voisinage
Le prévenu n'a pas hésité à sortir une masse lors de la querelle de voisinage © Radio France - Anne Patinec

Loire-Atlantique, France

Depuis plusieurs années, le prévenu et ses victimes, qui résident à Trignac, au début des marais de Brière, connaissent des relations de voisinage très conflictuelles. Ce samedi, un nouveau cap a été franchi. En fin d 'après-midi, un couple et deux de leurs enfants rentrent en voiture à leur domicile. Alors qu'ils attendent l'ouverture du portail, leur voisin, alcoolisé, assène des coups de poing au père par la fenêtre du véhicule. Il menace aussi de leur mettre une balle dans la tête. Les enfants sont terrorisés. Devant le tribunal, le prévenu reconnaît les faits mais se pose en victime: "j'en ai marre d'être insulté, ça fait des années que ça dure, il m'a traité de bougnoule et c'est un menteur" répète-t-il dans un langage souvent fleuri. Il avoue aussi être allé dans la foulée chercher une masse chez lui; c'est un autre voisin, un de ses amis qui doit se battre avec lui pour récupérer l'outil. Neuf gendarmes sont appelés à intervenir. S'en suit un corps à corps très viril avec un gendarme venu l'interpeller; alors que le militaire essaie de lui passer les menottes, il l'attrape par les organes génitaux. "J'ai été élevé comme ça, oeil pour oeil, dent pour dent" se justifie l'agresseur.

On n'est pas briérons et les relations sont compliquées

En quelques mots, la mère de la famille prise à partie résume la situation :"On n'est pas briérons et depuis qu'on s'est installés dans le quartier c'est compliqué". Les relations sont conflictuelles depuis plusieurs années : "on ne sait plus quoi faire explique la jeune femme, les enfants ont peur d'aller jouer à l'extérieur". Le prévenu se défend en disant que ce sont les enfants comme les parents qui l'insultent sans arrêt. Régulièrement devant le tribunal il perd son calme, s'emporte, insulte la procureure et n'hésite pas à couper la parole. 

L'ancien maçon ne peut plus travailler car il est épileptique. Son traitement médical ne fait pas bon ménage avec l'alcool et le cannabis qu'il consomme très régulièrement. "Il vit chez sa mère, s'ennuie et se sent inférieur. C'est ce qui explique qu'il peut dépasser les bornes "tente de minimiser son avocate. Son casier judiciaire comporte 12 condamnations dont une à cinq ans d'emprisonnement pour avoir tiré sur des gendarmes. 

Le tribunal le condamne à deux ans d'emprisonnement dont un avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. La justice ordonne une obligation de soins (alcool, cannabis) et interdiction d'entrer en contact avec les voisins qu'il a agressés. Il a été incarcéré.