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Loire-Atlantique : il menaçait de mort la juge qui l'a mis en examen pour meurtre

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Dans deux lettres, il a menacé de mort une juge de Nantes qui l'a mis en examen pour meurtre. Des courriers envoyés pendant le confinement. Un détenu de 34 ans a été condamné à un an de prison ferme ce lundi par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire dans le cadre d'une comparution immédiate.

Le prévenu a envoyé deux lettres avec menaces de mort à la juge qui instruit son dossier (image d'archive)
Le prévenu a envoyé deux lettres avec menaces de mort à la juge qui instruit son dossier (image d'archive) © Radio France - Anne Patinec

C'est un prévenu peu loquace que le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a eu à juger ce lundi pour "menaces de mort à l'encontre d'un magistrat". L'homme âgé de 34 ans, originaire de République Dominicaine, est incarcéré depuis juillet dernier. Il est mis en examen pour homicide volontaire sur son amant, un musicien sarde âgé de 66 ans, retrouvé étranglé dans son appartement du Pouliguen où il était en vacances. 

Deux courriers avec menaces de mort. 

"J'ai été très clair dans mes lettres, je ne vais pas revenir là-dessus", lâche le prévenu en début d'audience. Lors de l'enquête, il a reconnu être l'auteur des deux courriers menaçant de mort la juge qui instruit le dossier dans lequel il est mis en examen. "On vous tuera; sachez que vous êtes sous surveillance depuis des semaines; les choses seront faites telles qu'elles ont été planifiées par mon fiancé et d'autres membres du réseau", écrit notamment le trentenaire.

Pas de réseau criminel

Les investigations montrent que le réseau criminel n'existe que dans la tête du prévenu. Il n'a quasiment aucun contact avec l'extérieur, peu de mouvements financiers sur son compte et peu de visites en prison. Pour la procureure, "ces menaces sont graves car elles montrent que le prévenu veut tout contrôler, donc il fait pression pour que la juge soit dessaisie du dossier. Il a porté atteinte à la femme et perturbé l'institution judiciaire, il faut mettre un terme à cela". 

Elle évoque un homme égocentrique, dangereux, qui manque d'empathie. Les experts évoquent un côté "mythomane et manipulateur". Elle requiert deux ans d'emprisonnement. 

Stratégie suicidaire selon son avocat

L'avocat de la défense parle de "stratégie suicidaire". Son client était en conflit avec la magistrate qui a refusé de l'entendre, à sa demande. Il estime aussi que le confinement, mal vécu en détention, n'a rien arrangé. 

Le tribunal a condamné le trentenaire à un an d'emprisonnement avec maintien en détention. Jusqu'à présent, son casier judiciaire était vierge. Quant à l'instruction du dossier criminel du Pouliguen, elle est confiée à deux magistrats nantais. 

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