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Loire-Atlantique : les parents d'un jeune couvreur mort au travail témoignent dans le but d'éviter d'autres drames

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Par , France Bleu Loire Océan

Leur fils est mort en décembre 2016, un mois après avoir fait une chute de 7 mètres de haut sur un chantier. Ils témoignent à l'issu du délibéré. Ce jeudi, le tribunal de Nantes a condamné le donneur d'ordre et le maître d'oeuvre. Les deux employeurs sont reconnus coupables d'homicide involontaire.

Véronique et Luc, les parents de Jérémy.
Véronique et Luc, les parents de Jérémy. © Radio France - Pascale Boucherie

En décembre 2016, un jeune homme de 22 ans est mort des suites d'un accident du travail à Vigneux-de-Bretagne (44). Alors qu'il se trouvait sur une toiture, il a fait une chute de sept mètres. Il est décédé après un mois de coma à l'hôpital. Le patron de l'entreprise a été condamné ce jeudi après-midi à 8 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes. Son entreprise et celle du donneur d'ordre devront verser 120.000 euros à la famille au titre des indemnités. Les deux employeurs sont reconnus coupables d'homicide involontaire. Ils n'ont pas respecté les obligations de sécurité. Les parents et l'un des frères de la victime étaient présents à l'énoncé du jugement.

Pas de casque ni de filet de protection

C'est une famille meurtrie. Les yeux rougis dans la salle des pas perdus. La mère Véronique, montre la photo de son enfant mort au travail. Jérémy, le petit dernier d'une fratrie de trois. 22 ans, intérimaire. Ce jour de novembre 2016 il pose des plaques sur un toit avec un autre jeune intérimaire. Il manipule une grande tôle de quatre mètres de long, il recule, prend appui sur une plaque moins solide que les autres; il passe à travers et chute sept mètres plus bas sur la tête. Pas de casque, pas de filet de protection. 

Victime d'un trauma crânien important, il est opéré mais reste dans le coma et décède un mois plus tard à l'hôpital. Aujourd'hui, ses parents souhaitent honorer sa mémoire.

Tout le monde sait qu'il y a un jeune qui est tombé d'un toit, mais personne ne sait qu'il est parti pour toujours." - Véronique, la mère de Jérémy

Ils racontent donc l'histoire de Jérémy et adressent aussi un message de prévention aux autres travailleurs intérimaires : "si les conditions de sécurité ne sont pas réunis il ne faut pas suivre les ordres" disent-ils en substance.

Il faut que les intérimaires fassent attention, il ne faut pas qu'ils disent toujours oui." - Véronique

Le père de Jérémy est abattu :

On espère que ça ne se reproduira jamais. Mais on est lucide. On connait la précarité sur les chantiers des travailleurs intérimaires." - Luc, le père

L'un des frères de la victime est là lui aussi à l'issue du délibéré. Il ne prendra pas la parole. Les patrons de Jérémy ont 10 jours pour faire appel de la condamnation du tribunal.

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