Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Loire : des dizaines d'amendes à 135 euros annulées dans le parc du Pilat

-
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le tribunal administratif de Lyon vient d'annuler tout bonnement cinq arrêtés du préfet de la Loire de mars et avril 2020. Des textes qui interdisaient la circulation sur les sentiers malgré les alertes des élus locaux montés au créneau. La Préfecture peut encore faire appel.

Des habitants verbalisés dans le Pilat illégalement selon le Tribunal Administratif de Lyon.
Des habitants verbalisés dans le Pilat illégalement selon le Tribunal Administratif de Lyon. © Maxppp - Lionel VADAM

Alors que les Français s’apprêtent à alléger leurs conditions de vie, cette décision donne donc raison à ceux qui il y a un an ont lutté pour leur liberté. Patrick et sa femme sont lyonnais mais sont propriétaires d'une maison au Bessat où ils se baladaient le 1er avril 2020, dans leur cercle d'un kilomètre quand ils ont été contrôlés. Plusieurs mois plus tard, ils reçoivent chacun une amende majorée de 375 euros, prélevée directement sur leur compte en banque : "Dans un village de 350 habitants, nous avons été contrôlés quatre fois, dont deux fois par les mêmes gendarmes qui nous ont demandé deux fois nos papiers d'identité à deux jours d'intervalle. Le reste des confinements, nous les avons faits à Lyon et je n'ai jamais été contrôlé une seule fois. Donc ils faisaient du zèle. Moi, quand je suis arrêté par un policier, je me dis que c'est quelqu'un de cohérent. Il va me défendre. D'un seul coup je me suis retrouvé un peu comme un délinquant potentiel, à qui on raconte n'importe quoi".

Ces annulations prennent donc une tournure symbolique, même si au départ ce n'est pas une affaire collective mais des amendes subies par des habitants du Pilat, comme Emmanuel Farizon, habitant de St-Genest-Malifaux. En mars 2020 il s'est fait verbaliser alors qu'il roulait à vélo vers chez ses parents à 500 mètres à vol d'oiseau de son domicile. Il en veut au Préfet de l’époque Evence Richard : "Le préfet, qui n'était peut être jamais sorti de Saint-Etienne Métropole avait l'air de ne pas s'imaginer qu'il y a des gens dont l'habitation est desservie par un chemin et je peux vous dire que les effectifs de la gendarmerie nationale ont été démultipliés à cette période dans le Pilat. Ils étaient clairement à la chasse. Ils ne faisaient que ça. La décision de justice en elle même, elle a du sens. C'est quand même regrettable d'en arriver là. Je ne sais pas si vous avez vu le dossier qui a été déposé mais l'énergie qui est gaspillée par des particuliers, par des élus, par la justice... C'est un manque de professionnalisme de la part du Préfet et de la gendarmerie nationale, en particulier du préfet. Bizarrement, il a été remplacé."

"Le préfet de l'époque n'a pas voulu entendre"

Après avoir été suspendus, les arrêtés préfectoraux ont donc été annulés. De quoi donner raison à ces habitants verbalisés abusivement et justifier l'engagement de Stéphane Heyraud, le maire de Bourg-Argental et président de la communauté de commune des Monts du Pilat : "L'arrêté interdisait tous azimuts l'accès aux sentiers de randonnée, l'accès aux forêts, l'accès au parc naturel. Il visait à interdire des regroupements dans certains sites et la réalité qu'on observait, c'est que les verbalisations étaient faites à des individus ou à des groupes d'individus qui vivaient sous le même toit, qui avaient le malheur d'emprunter un chemin ou de marcher en forêt avec des situations qui étaient incompréhensibles. On a été obligé de dégainer sur ce terrain là parce qu'on n'a pas été entendus, parce que le Préfet de l'époque n'a vraiment pas voulu entendre les réalités qu'on lui faisait pourtant remonter du terrain".   

Aujourd'hui celles et ceux qui ont payé leur amende pourront engager un recours. Quant aux habitants qui avaient fait opposition, ces jugements viennent leur donner raison, même si la Préfecture peut encore faire appel.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess