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Faits divers – Justice

Loire : les signalements de violences conjugales ont augmenté de 20% en 2018

mardi 5 mars 2019 à 3:48 Par Octavie Couchard, France Bleu Saint-Étienne Loire

La préfecture, le département, le parquet de Roanne et Saint-Étienne avec les forces de l'ordre ont signé une convention pour mieux prendre en charge les plaintes pour violences conjugales. L'an passé, environ 850 dossiers ont été traités dans la Loire, soit une augmentation de 20%.

La préfecture a recensé 850 affaires de violences conjugales l'an passé dans la Loire.
La préfecture a recensé 850 affaires de violences conjugales l'an passé dans la Loire. © Radio France - OC

Loire, France

Mieux prendre en charge et moins minimiser les violences conjugales, c'est l'objectif de la convention signée entre le Parquet de Roanne, le Parquet de Saint-Étienne, les forces de l'ordre, le Département et la préfecture de la Loire. Un dispositif est déjà bien en place, mais cette convention permet d'écrire noir sur blanc son fonctionnement. 

Mais aussi de le renforcer. Désormais, les agents des forces de police et de gendarmeries vont porter un œil plus attentif sur les dépôt de main-courante  : "_Il peut y avoir des mains courantes qui révèlent des situations plus graves que ce que la personne veut bien le dire_, parfois, elle ne veut pas parler. La personne se dit qu'elle se protège pour l'avenir si jamais la situation recommence. Ce sont aux services de police et gendarmerie de bien analyser la situation, de voir s'il y a des enfants présents, de voir quel est le préjudice subis et de voir s'il ne faut pas plutôt déposer plainte" détaille le procureur de Saint-Étienne, David Charmatz. 

Les acteurs de la justice veulent aussi lutter contre un phénomène de banalisation de la violence. Le procureur de Roanne, Abdelkrim Grini insiste sur un fait : un dispositif existe, et il faut s'en servir. Aujourd'hui, il est impossible de dire qu'une main courante ne doit pas avoir de suite. "C'est à nous professionnels de mettre en avant un système de précaution, c'est-à-dire que parfois il vaut mieux trop en faire que pas assez. Les conséquences peuvent être catastrophiques".

"Il y a des policiers qui ne savent pas qu'on peut déposer plainte même si on n'a pas de certificat médical, ou qui ont des mots malheureux." - Michelle Perrin, association SOS violences conjugales 42

Des paroles qui font du bien pour les associations d'aide aux femmes victimes. Même les choses ont changé, Michelle Perrin, directrice de SOS violences conjugales 42, voit le verre à moitié plein. La réception des femmes a changé, elles sont mieux prises en compte, mais il reste encore quelques incidents : "On peut imaginer qu'on est mal reçues. Il y a des policiers qui ne savent pas qu'on peut déposer plainte même si on n'a pas de certificat médical, ou qui ont des mots malheureux pour dire à une femme "mais on vous a déjà vu, vous ne partez pas vous ne faites rien"... Ils ne comprennent pas forcément". 

Les associations comme celle de Michelle Perrin travaillent avec les agents de la police et de la gendarmerie. Cette convention permet également de graver dans le marbre ce travail et de le faire perdurer. Les policiers et gendarmes suivent des formations pour mieux recevoir et accompagner ces femmes qui se présentent pour des faits de violences conjugales. Ils travaillent avec des victimes et avec des acteurs sociaux. 

L'âge des femmes victimes qui viennent dénoncer des violences a évolué : de plus en plus de jeunes femmes de 20-25 ans osent prendre la parole, alors qu'avant, les victimes attendaient l'âge de 40-45 pour parler. Une évolution positive pour tous les acteurs, qui montrent aussi que les femmes osent plus venir à leur rencontre. L'an passé dans la Loire, les cas de violences conjugales ont augmenté de 20% selon la préfecture, soit 850 affaires traitées