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Faits divers – Justice

Loire Offset Titoulet : le matériel vendu aux enchères devant les employés mécontents

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Mercredi 10 juillet 2019 marquait la fin définitive du maigre espoir de reprise pour les salariés de Loire Offset Titoulet à Saint-Étienne : tout le matériel de l'imprimeur en liquidation judiciaire était vendu aux enchères. Les ex-employés étaient présents pour y assister.

À gauche du cordon les ex-salariés de l'imprimerie Loire Offset Titoulet, à droite la vente aux enchères du matériel de l'entreprise.
À gauche du cordon les ex-salariés de l'imprimerie Loire Offset Titoulet, à droite la vente aux enchères du matériel de l'entreprise. © Radio France - Alexandre Berthaud

Saint-Étienne, France

Sur le lieu de ce qui était l'imprimeur Loire Offset Titoulet, tout est numéroté. De la presse à l'escabeau, tout doit disparaître, les numéros sont ceux des "lots" que le commissaire priseur attribue. À chaque coup de marteau, "adjugé", c'est un morceau de l'entrepôt qui s'en va. Les acheteurs, une cinquantaine, lèvent la main pour renchérir, la plupart sont venus de l'étranger. À quelques mètres tout au plus, les anciens employés sont derrière un ruban de chantier. Ils observent, impuissants, la vente de leur ancien outil de travail, certains la gorge serrée, d'autres le sourire jaune. Le 8 mars, l'entreprise a été placée en liquidation judiciaire, faute de repreneurs. 

Des procédures aux prud’hommes à venir

Avant le début de la vente, les salariés ont distribué des tracts aux différents acheteurs potentiels qui arrivaient en voiture sur le site. Ils parlent de "patrons sans scrupules", les enchères sont comparées à la pose "de la pierre tombale", sur leur entreprise. Pendant plusieurs mois de nombreux salariés parmi les 133 du site ont occupé l'imprimerie, réclamant des primes supra-légales. Selon un responsable syndical ils n'en auront pas, malgré leur visite à Bercy début juin. En revanche, plusieurs procédures vont être engagées aux prud'hommes, plus de 75 selon les syndicats. Les salariés reprochent aux gérants de leur avoir caché la mauvaise santé financière de l'entreprise, en redressement judiciaire depuis 2017.