Faits divers – Justice

Loire : une mère devant la Justice pour avoir tué son bébé de six mois

Par Sébastien Riglet, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 31 mars 2014 à 19:39

Aline Molero comparaît depuis ce lundi devant la Cour d'assises de la Loire
Aline Molero comparaît depuis ce lundi devant la Cour d'assises de la Loire © Radio France

Une mère comparaît depuis ce lundi devant la Cour d'Assises de la Loire, à Saint-Étienne pour avoir tué son bébé d'une douzaine de coups de couteau en 2012. Le drame avait eu lieu à Roche-la-Molière. À l'époque, Aline Molero avait expliqué ne plus vouloir de lien avec le père dont elle était séparée depuis plusieurs mois. Elle avait alors commis l'irréparable un jour de Saint-Valentin.

Une mère calme, froide, sans regret

À leur arrivée sur les lieux du drame, les policiers avaient été frappés par le calme, la froideur et l'absence de regret de cette mère de famille de 32 ans. C'est justement la personnalité de l'accusée qui a été analysée au premier jour du procès avec l'audition des témoins devant une salle pleine. De nombreux amis du papa mais aussi des curieux étaient présents.

Une jeunesse difficile

Durant les premières heures d'audience, Aline Moléro a été présentée comme quelqu'un de difficile, ayant passé une enfance chaotique. Son père parle d'un "comportement lunatique" lié peut-être à la séparation de ses parents à l'âge de quatre ans. Son comportement ne s'est pas amélioré à la majorité et son beau-frère précise qu'elle va "ramener pendant une longue période des petits amis à la maison" . Ces connaissances étaient de "mauvaises fréquentations" , des "ex-taulards" , selon la sœur de l'accusée.

Un père en quête d'explications

Avec l'un d'eux, elle met au monde Kévin, un enfant polyhandicapé. Elle donne ensuite naissance à un autre enfant, Amélio, qu'elle a avec Sébastien, un autre compagnon. C'est cet enfant qu'elle va tuer le 14 février 2012. Aujourd'hui, les proches d'Aline ne comprennent toujours pas ce geste. Personne ne cherche de circonstance atténuante. La sœur de l'accusée a expliqué qu'elle voyait souvent Sébastien, le papa du petit Amélio. Elle a expliqué devant la Cour : "Sébastien essaie de se reconstruire, je le vois souvent aller sur la tombe de son fils, tout ça c'est à cause de ma sœur". Aujourd'hui, le papa ne comprend toujours pas le geste de son ex-femme, selon son avocat Maître Laurent Verillac.

Maître Laurent Vérillac, l'avocat du père du bébé tué en 2012

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