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Faits divers – Justice

Loiret : l'affaire du groupe AZF rebondit 14 ans après

mardi 26 juin 2018 à 17:35 Par Lydie Lahaix, Christophe Dupuy et François Guéroult, France Bleu Orléans et France Bleu

Après 14 ans sans aucune avancée, spectaculaire coup de filet ce matin dans l'affaire du mystérieux groupe AZF. Trois personnes soupçonnées d'appartenir à ce groupe ont été arrêtés dans le Loiret, l'Yonne et la Seine-et-Marne. Un groupe qui menaçait de saboter le réseau ferré français.

Le groupe AZF et la police communiquent via les petites annonces de Libération
Le groupe AZF et la police communiquent via les petites annonces de Libération © Maxppp - Patrick Guyot

Loiret, France

Le groupe AZF, c’est un noyau d’activistes qui va narguer durant plusieurs mois les plus hautes autorités de l'Etat. On est en décembre 2003, l’Elysée et le Ministère de l’intérieur reçoivent une première lettre de ce mystérieux groupe AZF qui menace de faire sauter une dizaine de bombes enterrées sous le réseau de chemins de fer.  Menaces étayées, le 21 février 2004, un engin explosif sophistiqué caché sous le ballast est découvert en Haute Vienne sur la ligne SNCF Paris-Toulouse grâce aux coordonnées GPS fournies par le groupe. 

"Mon gros loup" et "Suzy"

De manière assez rocambolesque, la police et le groupe AZF communiquent via les petites annonces payantes du journal Libération. Le groupe AZF utilise le pseudo "Mon gros loup", la police se fait appeler "Suzy". Le groupe fixe une rançon de plusieurs millions d’euros et de dollars, Ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy et son directeur de cabinet Claude Guéant sont sur les dents. On est en pleine campagne pour les élections régionales.

Le groupe AZF menaçait de faire exploser des bombes sur le réseau SNCF - Maxppp
Le groupe AZF menaçait de faire exploser des bombes sur le réseau SNCF © Maxppp - Dominique Bordier

L'oiseau blanc survole Vimory

Le 1er mars, « l’oiseau blanc » nom de code d’un hélicoptère se tient prêt à décoller en bout de piste de l’aéroport militaire de Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines. 400 hommes sur le terrain, un avion Awacs et deux avions de chasse sillonnent le ciel, un impressionnant dispositif terrestre et aérien est déployé dans un rayon de 220 kilomètres autour de la capitale. En fin d’après-midi, l’hélicoptère décolle pour l’aérodrome de Vimory près de Montargis mais ne trouvera pas la fameuse bâche bleue pour déposer le butin. Une autre tentative de remise de rançon échouera et une autre bombe hors d’état de fonctionner sera retrouvée dans l’Aube avant que le groupe ne donne plus signe de vie non sans avoir envoyé un dernier message « Sans rancune et à bientôt.» 

Trois personnes interpellées dont une dans le Loiret

Les interpellations ont eu lieu ce matin, vers 6 heures, dans le Loiret, la Seine-et-Marne et l'Yonne. Deux hommes, nés en 1947 et 1953, ainsi qu'une femme née en 1962, ont été arrêtés par des hommes de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire. Ils ne sont "ni proches de l'extrême gauche, ni de l'extrême droite", et n'évoluent pas non plus dans la sphère du terrorisme islamiste, selon une source proche de l'enquête. Leurs motivations seraient uniquement "crapuleuses". La garde à vue des trois personnes interpellées ce mardi matin peut durer quatre jours maximum.