Faits divers – Justice

Lot-et-Garonne : le choc à Tombebœuf après le meurtre d'une octogénaire

Par Sophie Constanzer, France Bleu Périgord vendredi 17 avril 2015 à 17:14

La maison du suspect est située en plein centre-ville.
La maison du suspect est située en plein centre-ville. © Radio France - Sophie Constanzer

L'homme suspecté d'avoir tué et mutilé une octogénaire britannique, Violet Price, habitait depuis 4 mois seulement à Tombeboeuf. Alors dans ce village paisible de 470 habitants, c'est le choc.

C'est toujours la stupeur à Tombeboeuf en Lot et Garonne après la découverte du corps de Violet Price, cette octogénaire britannique de 80 ans tuée, mutilée et enterrée à Tombebœuf, ** c** e village situé à 20 minutes de la Dordogne qui ne compte que 470 habitants.

Le corps de la vieille dame a été retrouvé jeudi dans un petit bois très fréquenté, à moins d'un kilomètre de la maison du suspect :   un mahorais qui s'était installé en décembre dernier dans une maison à deux pas de la mairie . Aidé par les voisins pour le chauffage ou l'électricité, l'homme âgé de 31 ans et sa compagne "ne sortaient pas souvent" selon le maire de Tombeboeuf. **** Ils ne travaillaient visiblement pas, leurs deux jeunes enfants n'étaient pas scolarisés.

L'un des voisins du suspect qui l'a vu juste avant son arrestation mardi 14 avril.

Son voisin n'a jamais rien entendu, mais il a parlé au suspect pour la dernière fois mardi soir, juste avant l'arrivée des gendarmes. Le suspect était visiblement ivre, et incapable de parler normalement. Mais ce n'est pas la seule zone d'ombre : le suspect aurait été violent avec sa compagne : ce qui explique son départ du domicile. 

La maison du suspect a été quadrillée par les gendarmes mardi soir.  - Radio France
La maison du suspect a été quadrillée par les gendarmes mardi soir. © Radio France - Sophie Constanzer

A Eymet, silence sur la victime Violet Price

La victime a été vue pour la dernière fois à Eymet, dans un dîner de famille, mais visiblement Violet Price ne sortait pas beaucoup de sa maison à Moustiers. Si elle a fréquenté une ou deux fois l'un des cafés d'Eymet, ni à la mairie, ni dans les associations, son nom n'est connu. D'où le silence et le revers de main lorsqu'on aborde l'un des très nombreux habitants britanniques de la commune.

"Discrète, élégante...", ce sont les deux rares mots d'un commercant d'Eymet qui connait avant tout le fils de la victime. Et c'est bien de ce côté là que l'enquête s'est orientée. La compagne du fils de Violet Price est d'origine mahoraise, le suspect est lui aussi originaire de Mayotte, et leur lien de parenté ne fait pas de doute . Reste à savoir la chronologie exacte des évènements. 

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