Faits divers – Justice

Ludovic Freygefond, n°1 du PS en Gironde, poursuivi pour trafic d'influence et corruption passive

France Bleu Gironde jeudi 19 juin 2014 à 12:54

Novembre 2013, Ludovic Freygefond en séance à la Communauté Urbaine de Bordeaux
Novembre 2013, Ludovic Freygefond en séance à la Communauté Urbaine de Bordeaux © Maxppp

Après 48 h de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, l'ex-vice président de la CUB a été présenté ce jeudi au parquet de Bordeaux, et renvoyé devant le tribunal correctionnel le 23 juillet prochain, en lien avec des opérations immobilières au Taillan-Médoc, la ville dont il était maire jusqu'en mars dernier.

La garde à vue de Ludovic Freygefond s'est terminée mardi matin au commissariat central de Bordeaux. Le secrétaire fédéral du Parti socialiste en Gironde, ancien maire du Taillan-Médoc, a ensuite été présenté au Parquet,  et renvoyé devant le tribunal correctionnel pour trafic d'influence et corruption passive. L'audience a été fixée au 23 juillet prochain.

L'affaire concerne la vente de terrains dans le Lotissement "Les fleurs du Meynieu". C'est l'un de ses opposants au conseil municipal du Taillan-Médoc qui le premier avait porté plainte. Ludovic Freygefond a acheté en 2008 trois lots dans ce lotissement à une société immobilière de Mérignac. Il a fait construire sa maison sur l'un des terrains avant d'en revendre deux. Des terrains qu'il aurait revendu au prix du lotisseur. L'enquête démontrerait par ailleurs que les travaux de viabilisation sur son propre terrain ont été réalisés par le promoteur du lotissement

Le parquet estime qu'il n'y a pas lieu d'ouvrir une information judiciaire, et que les élements recueillis par les enquêteurs de la police judiciaire étaient suffisants pour renvoyer directement devant la justice. Ludovic Freygefond, mais aussi du gérant de la société mérignacaise, lui aussi placé en garde à vue pendant 48 heures.

C'est François Buhr, à l'époque élu de l'opposition au Taillan, qui le premier avait porté plainte dans ce dossier en mars 2013. Il est défendu par maître Michel Dufranc.

"Je ne suis pas surpris de cette décision du procureur, car il y avait des élements fournis par mon client de quoi soupçonner des infractions graves de la part de Mr Freygefond". — Maître Michel Dufranc

"s'il n'y avait pas d'élements très sérieux dans ce dossier, le procureur n'aurait pas pris cette décision"

 

Pour maître Jean Gonthier, l'avocat de LUdovic Freygefond, son client rejette ces accusations en bloc, et pourra s'expliquer devant le tribunal.

"Il y a peut-être eu des erreurs, des maladresses commises, mais en aucun cas un quelconque marchandage autour des prérogatives du maire qu'il était à l'époque". — Maître Jean Gonthier

"Mon client est très combatif, et a beaucoup d'explcations à livrer"