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Lycée Suger de Saint-Denis : six mis en examen, des adolescents dénoncent des violences policières

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Par , France Bleu Paris, France Bleu
Saint-Denis, France

Six adolescents ont été mis en examen ce jeudi par le juge des enfants. Ils avaient été arrêtés mardi après les violences au lycée Suger. De nombreux mineurs placés en garde à vue ce jour-là dénoncent des violences de la part de la police.

Devant le lycée Suger, jeudi 9 mars
Devant le lycée Suger, jeudi 9 mars © Radio France - Rémi Brancato

"Ils m'ont fait des trous dans le dos, au moment de l'interpellation, je criais mais ils ne voulaient pas me lâcher" dénonce ce garçon qui a été libéré mercredi soir après plus de 36 heures de garde à vue. Il dit avoir été arrêté alors qu'il rentrait chez lui, en sortant du lycée, peu après l'intrusion dans le l'établissement et les tentatives d'incendie. Ordre venait d'être donné d'évacuer l'établissement, en raison des troubles à l'intérieur, notamment des explosions au mortier dans le hall. "Ils m'ont saisi à sept et ils m'ont mis par terre avec les menottes, ils m'ont 'tasé' avec deux tasers pendant au moins une minute" détaille l'adolescent, montrant des cicatrices dans son dos. Ses camarades assurent avoir été témoins de la scène.

Les lycéens assurent avoir subi des violences. Rémi Brancato

Des coups, des propos insultants et racistes, selon les lycéens

Cette interpellation à proximité du parvis du lycée, beaucoup la décrivent comme violente de la part des forces de l'ordre. "On a vu des camarades saigner de l'arcade" dit cette adolescente, libérée elle aussi mercredi soir. Plusieurs rapportent aussi des propos insultants, à caractère racistes, qui auraient été proférés par les policiers. "Au commissariat, on était assis et ils nous prenaient en photo, faisaient des selfies, c'était vraiment un sentiment d'humiliation" raconte une autre lycéenne. Certains assurent vouloir porter plainte. D'autres disent y réfléchir.

Contactée, la préfecture de police de Paris n'a pas souhaité répondre. Une source proche de l'enquêté indique n'avoir pas connaissance de tels agissements. Selon elle, tous les mineurs placés en garde à vue ont pu rencontrer un magistrat et aucun n'a fait état de violences éventuelles.

Six mineurs mis en examen, "pas de casseurs" parmi eux, selon leur avocate

Jeudi, huit mineurs sur les 55 interpellés mardi ont été présentés au juge des enfants, au tribunal de Bobigny. Six ont été mis en examen jeudi soir, deux autres ont été placés sous le statut de témoins assistés. Tous avaient été interpellés aux abords du lycée Suger dont ils sont élèves. Ils sont mis en examen pour les chefs de "participation à un attroupement sans arme malgré la sommation de déguerpir", "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique", "rébellion" ou "outrage". Tous ne sont pas mis en examen pour les quatre chefs. La plupart nient les faits qui leur sont reprochés.

Six lycéens ont été mis en examen. Rémi Brancato

"Parmi eux, il n'y a pas de casseurs, ce sont des lycéens qui étaient en cours" assure Pauline Bouvet, avocate de sept des huit mineurs. Selon elle, "ils se sont retrouvés à devoir sortir du lycée car il y avait des mortiers qui avaient explosé dans le hall". Certains ont reconnu une partie des faits reprochés mais elle assure que la plupart n'avait pas l'intention de participer à une manifestation devant le lycée.

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