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Faits divers – Justice DOSSIER : Nordahl Lelandais

Maëlys, un an après : un retentissement hors norme à travers les médias et les réseaux sociaux

dimanche 26 août 2018 à 8:55 - Mis à jour le lundi 27 août 2018 à 7:35 Par Fanny Bouvard, France Bleu Besançon, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Ce lundi, une marche blanche est organisée au Pont-de-Beauvoisin, un an après la disparition de Maëlys lors d’une soirée de mariage. Des recherches dans la commune aux aveux de Nordahl Lelandais, retour avec un sociologue sur l'ampleur hors norme prise par cette affaire.

Illustration : une affichette placardée dans Pont-de-Beauvoisin le 28 août 2017.
Illustration : une affichette placardée dans Pont-de-Beauvoisin le 28 août 2017. © Maxppp - Jean-François SOUCHET

Le Pont-de-Beauvoisin, France

Il y a un an Maëlys était portée disparue au Pont-de-Beauvoisin, alors qu'elle participait à une fête de mariage. Depuis, le travail des enquêteurs a mené aux aveux de Nordahl Lelandais et à sa mise en examen en février pour le meurtre de la petite fille. Mais au fil des mois et des rebondissements, cette affaire a pris une ampleur hors norme. François Jost, sociologue spécialiste des médias, nous explique pourquoi.

Des révélations progressives et un suspens tragique

"Maëlys n'est malheureusement pas la seule petite fille a avoir disparu, souligne François Jost. C'est le genre d'affaire à laquelle on s'identifie tous. Mais en plus, celle-ci a connu de nombreux rebondissements." Rapidement Nordahl Lelandais a été suspecté et mis en examen pour "enlèvement". "Pourtant, il a fallu six mois pour qu'on aie des preuves suffisantes et qu'il avoue, rappelle le sociologue. D'elle-même, l'affaire est structurée comme une sorte de récit". Au fil des mois, chaque avancée de l'enquête est évoquée, analysée dans les médias. Pour Daniel Corsand, journaliste et spécialiste des faits-divers à Radio France, "ça devient une forme d'édition spéciale en continu, suivie par moments d'heure en heure". 

Le rôle central des réseaux sociaux

François Jost, auteur de l'ouvrage "La méchanceté en actes à l’ère numérique", estime que les réseaux sociaux ont donné encore plus d'ampleur à l'affaire. D'un côté, ils ont permis aux soutiens de la famille de Maëlys de se retrouver. "Ça a créé un collectif, détaille-t-il. Au début on a parlé de la battue citoyenne, des obsèques, de la marche blanche. Il y a de la compassion pour les parents mais c'est aussi devenu l'affaire de tous".

La mère de Maëlys, Jennifer Cleyet-Marrel, s'est d'ailleurs adressée directement à Nordahl Lelandais sur Facebook en février dernier. Mais les réseaux sociaux sont aussi devenus une sorte de défouloir pour les anonymes. "Dans les commentaires, l'émotion est toujours vive, souvent positive, explique le sociologue. Mais ça présente aussi un risque, avec des critiques de la justice. Il y a dans certains commentaires, l'impression que la peine encourue par Nordahl Lelandais ne suffira pas". D'ailleurs les autres enquêtes ouvertes sur Nordahl Lelandais ne font qu'accroître l’intérêt du public.