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"Je suis comme un animal qu'on a blessé et laissé dans un coin" : le témoignage d'une victime limousine du Médiator

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Par , France Bleu Limousin

Joy Ercole a vu sa vie basculer à cause du Médiator, qu'elle a pris comme anti-diabétique. Cette haut-viennoise vit aujourd'hui "avec une épée au-dessus de la tête", en pensant à la mort chaque jour. Son avocat, qui défend une dizaine de Limousins, était l'invité de France Bleu à 8h15.

La salle d'audience du tribunal correctionnel de Paris
La salle d'audience du tribunal correctionnel de Paris © Radio France - Jean-Philippe Deniau

Elle a pris du Médiator pendant six mois, juste avant son retrait du marché en 2009, et sa vie en a été bouleversée. Joy Ercole, une habitante de Rilhac-Rancon, près de Limoges, fait partie des 2.700 parties civiles qui attendent des explications avec le procès qui débute ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.

"Tout m'est impossible", résume Joy, "je me lève, je suis essoufflée". Non seulement le médicament ne l'a pas guérie, raconte-t-elle, mais sa vie est devenue "un enfer". Quand elle a raconté à son cardiologue les jambes lourdes, la difficulté à respirer, il a diagnostiqué une valvulopathie. Et même après une opération à cœur ouvert, son état ne s'est pas amélioré. 

"J'ai pris un médicament en pensant guérir... "

Un animal qu'on a blessé et abandonné dans un coin

"Je suis attachée, une épée au-dessus de ma tête, et je me demande quand est-ce que ça va tomber et me tuer", explique Joy, des larmes dans la voix. Elle dit essayer "de faire bonne figure, mais en-dessous, c'est de la douleur et la colère". Pour dire ce qu'elle ressent, elle utilise une image : "un animal qu'on a blessé et abandonné dans un coin".

"C'est fini, là, j'attends que la mort... "

Une dizaine de Limousins parmi les parties civiles

Vu ses difficultés, Joy Ercole ne pourra pas assister au procès à Paris. C'est Maître Charles-Joesph Oudin qui la représente, comme 250 autres parties civiles, dont une dizaine de Limousins. Un procès dont il souhaite que "ce soit un moment pour les victimes, et que la parole ne soit pas accaparée par des experts et des avocats". Il dénonce "un scandale de santé publique majeur et un désastre humain immense", car "ce médicament était connu comme étant extrêmement toxique, et il est resté encore 10 ans sur le marché". Maître Oudin répondait à 8h15 aux questions de Nathalie Col.

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