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Faits divers – Justice

Maladie de Lyme : deux avocats d'Epinal dénoncent la "non assistance à personne en danger" des autorités sanitaires

jeudi 4 janvier 2018 à 18:26 Par Isabelle Baudriller, France Bleu Sud Lorraine

300 personnes souffrant de la maladie de Lyme en France s'apprêtent à porter plainte, notamment pour "non assistance à personne en danger". Elles sont défendues par deux avocats d'Epinal qui dénoncent des confits d'intérêts entre autorités sanitaires et laboratoires pharmaceutiques.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est visée par les malades
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est visée par les malades © Maxppp - Maxppp

D'ici la fin du mois, 300 personnes atteintes de la maladie de Lyme doivent porter plainte auprès du procureur de la République de Paris, notamment pour "non assistance à personne en danger". Elles sont défendues par deux avocats d'Epinal : Catherine Faivre et Julien Fouray, indissociables dans ce dossier "Lyme Action". Dans leur viseur : le Centre national de référence des Borrelia (CNR) à Strasbourg, chargé d'évaluer les tests sérologiques de cette maladie provoquée par une piqûre de tique, ainsi que l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), établissement public sous la tutelle du ministère de la Santé.

Indépendance ?

"Nous considérons que le CNR n'a pas manifesté - c'est le moins que l'on puisse dire - son indépendance", explique Julien Fouray. "En réalité, nous dénonçons une consanguinité entre les fabricants des tests de diagnostic et l'autorité qui est censée précisément les évaluer et s'assurer qu'ils sont fiables et permettent un dépistage efficace. Nous mettons en cause aussi l'ANSM. En tant qu'autorité de vigilance, elle aurait dû s'interroger depuis fort longtemps sur les conditions dans lesquelles ces tests ont été évalués". 

Il y a matière selon nous non seulement à dénoncer une négligence mais aussi une forme de complicité entre les autorités sanitaires et les laboratoires fabricants" 

Une charge forte. Me Fouray insiste : "ça s'appuie sur un certain nombre d'informations qui nous ont été communiquées et qui posent la question de liens de collaboration voire de liens d'obligés"

Ces 300 futures plaintes au pénal viendront en complément de l'action civile lancée en octobre 2016 contre plusieurs laboratoires pharmaceutiques. 300 plaintes là encore. Selon Catherine Faivre, "les conclusions reçues des différents laboratoires échouent dans la démonstration de la fiabilité de leurs tests. Tout cela se traduit par une responsabilité et une indemnisation qui serait due aux différents usagers des tests, notamment à raison du préjudice d'anxiété résultant de l'incertitude absolue qui entoure le diagnostic de la maladie de Lyme". Et l'avocate spinalienne d'ajouter : "Ce dossier civil est en bonne voie d'achèvement pour le premier semestre de cette année".