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Faits divers – Justice

Maltraitance à Béziers : tout repose désormais sur l'enquête de police

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Par , France Bleu Hérault

Les services des ressources humaines de la ville de Béziers viennent de terminer leur enquête administrative après les dénonciations de maltraitance à l'école maternelle Lakanal. Sept agents ont été entendus. Rien ne permet de confirmer les faits. La mairie attend beaucoup de l'enquête de police.

Ecole maternelle Lakanal à Béziers / entrée des élèves
Ecole maternelle Lakanal à Béziers / entrée des élèves © Radio France - Stéfane Pocher

Béziers, France

L'enquête administrative menée par la ville de Béziers (Hérault) diligentée à la suite des accusations portées contre une Atsem est terminée depuis lundi soir. Cette agente territoriale, spécialisée des écoles maternelles, est soupçonnée d’avoir notamment attaché des enfants à une chaise parce qu’ils faisaient trop de bruit à la cantine.

C’est une collègue de travail de 60 ans (en cdd) qui l’accuse. Elle aurait été témoin de cette maltraitance, mais elle est la seule à avoir assisté à ces scènes. Des enfants affirment cependant avoir été victimes ou témoins.

Six parents d’élèves ont porté plainte au parquet de Béziers 

Sept agents au total ont été entendus au cours de cette enquête menée ces derniers jours par la direction des ressources humaines. Celle qui est accusée (fonctionnaire de 47 ans) dément les reproches. Une troisième Atsem, qui n'est pas mise en cause, a été entendue, ainsi que l'ensemble du personnel de la cantine. Ils affirment tous sans exception, n'avoir rien vu et de ne pas avoir été informé de cette possible maltraitance. 

"On compte beaucoup sur l'enquête de police" dit Alberte Frey, l'adjointe chargée des écoles à la mairie de Béziers

Les entretiens se sont achevés lundi, par l’audition de l'accusatrice, l’unique témoin. Cette Atsem, accompagnée de son beau-frère, maintient sa position. Les faits se seraient déroulés en novembre et en décembre. Elle a expliqué qu'elle ne pouvait pas en parler avant. Dans cette réunion, il y avait les services de la DRH, un psychologue du travail et un représentant syndical. À ce jour, les entretiens ne permettent pas de confirmer les faits.  

L’Atsem est la seule à les avoir vus

Personne dans l’établissement n’est en mesure de confirmer cette maltraitance hormis les élèves. Ce qui est assez étonnant, explique un agent qui souhaite garder l'anonymat, car "le personnel est très rarement seul avec les enfants à la cantine". Les victimes et les jeunes témoins ne peuvent pas être entendus par le service DRH de la mairie de Béziers. Seule la police en a les moyens.

Des parents menaçants

Depuis cette révélation la semaine dernière, les parents ne cachent pas leur colère. Visiblement, certains seraient devenus violents dans leur propos accusant le personnel de la cantine d'avoir couvert les agissements. Certains employés auraient fait part de leur intention de ne pas rester dans cet établissement situé pas bien loin de l’église de la Madeleine en plein centre-ville.

Malaise aussi du côté des enseignants qui ne restent pas à la cantine le midi. Ceux que nous avons rencontrés sont surpris par ces accusations. 

"Pourquoi à l’approche de la fin d’année scolaire ? Pourquoi avoir attendu ? Règlement de comptes ou pas ? À aucun moment, des enfants n'ont fait écho de ce qu’ils auraient vu ou vécu".

Place désormais à l’enquête policière. Six plaintes ont été déposées au paquet de Béziers. Une situation très embarrassante pour la ville de Béziers. L’Atsem dit-elle seulement la vérité ? Si c’est le cas, pourquoi les autres n’auraient rien vu ? Pourquoi n’ont-ils rien dit ? A-t-elle tout inventé ?  Si c’est le cas, cette Atsem n’imagine pas à quoi elle s’expose pénalement (dénonciation calomnieuse), en plus de la perte de son emploi.

La mairie de Béziers portera plainte dans les deux cas. En attendant, les deux Atsem ont toutes les deux été suspendues à titre conservatoire le temps de l’enquête et au moins jusqu’à la fin de l’année scolaire et sans perte de salaire. En attendant les résultats de l'enquête de police, il faut rester très prudent et faire confiance à la justice dit la mairie.