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Faits divers – Justice

Maltraitance animale : le procès de l'abattoir de Mauléon s'ouvre ce lundi à Pau

vendredi 14 septembre 2018 à 18:14 - Mis à jour le lundi 17 septembre 2018 à 8:59 Par Paul Nicolaï, France Bleu Pays Basque et France Bleu

Début ce lundi du procès des abattoirs de Mauléon-Licharre. Quatre employés et l'ancien directeur de l’établissement doivent répondre de mauvais traitements sur animaux et de tromperie sur la qualité de la marchandise. En mars 2016, une vidéo de l'association L214 avait mis au jour les pratiques.

Capture vidéo L214 abattoir de Mauléon en mars 2016
Capture vidéo L214 abattoir de Mauléon en mars 2016 - L214

Pays Basque, France Pau Mauléon

Plus de deux ans après les faits, s'ouvre lundi au Palais de Justice de Pau, le procès des abattoirs de Mauléon-Licharre. Cinq personnes, ainsi que l’établissement lui-même, sont renvoyées devant le tribunal correctionnel. Quatre employés devront s'expliquer pour des faits de "mauvais traitement envers animaux" alors que l'ancien directeur du site, Gérard Clemente, est poursuivi pour "tromperie sur la nature de la marchandise et installations non conformes". Pour la défense des équarrisseurs la partie s'annonce rude. Selon Maître Antoine Tugas, l'objectif c'est de  gommer l'image de "simples bourreaux".

Antoine Tugas avocat de trois employés de l'abattoir: " La question est de savoir s'il n'y pas eu confusion entre la machine et l'homme avait d'éviter l'écueil qui consiste à dire que ce sont de simples bourreaux.

L'association L214 révèle les méthodes

L'affaire avait éclaté en mars 2016 lorsque l'association de défense des droits des animaux L214 avait diffusé sur les réseaux sociaux des images vidéos enregistrées clandestinement dans les salles d'abattage. On y voyait des animaux de boucherie maltraités lors de leur mise à mort. 

Des moutons étaient saignés sans être totalement étourdis et des agneaux écartelés vivants. Les images étaient rapidement devenues virales sur internet et avaient provoqué un tremblement de terre au sein de l’établissement et dans toute la Soule où les éleveurs avaient toute confiance en l'abattoir. Au moment de la diffusion des images, fin mars 2016, le directeur des abattoirs du Pays de Soule, Gérard Clemente, était entré dans une colère noire. "Je suis trahi, dévasté, dégoûté" avait-t-il dit sur l'antenne de France Bleu Pays Basque. 

Le directeur du site Gerard Clemente, au cœur de l'affaire

Onze parties civiles se sont constituées afin d'avoir accès au dossier judiciaire et de pouvoir participer au procès. Outre l'association L214, on trouve aussi la Fondation Brigitte Bardot, l'Association de Défense animale Pyrénéenne, ou la SPA. Deux jours d’audience ont été programmés.  

C'est enfin reconnaître que dans les abattoirs, il peut y avoir des actes de cruauté - Brigitte Gothière, fondatrice et porte-parole de l'association L214

Brigitte Gothière, fondatrice et porte-parole de l'association L214 était l'invité de France Bleu Pays Basque juste avant le début du procès