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Faits divers – Justice

Maltraitance animale : un couple et leur voisin condamnés pour trafic et abattage illégal

jeudi 24 novembre 2016 à 20:07 Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Un couple de la commune d'Issé (44) et l'un de leurs voisins étaient jugés ce jeudi à Nantes pour trafic d'animaux et abattage illégal. Chèvres, moutons, poneys ou encore lapins vendus sous le manteau. Un commerce parallèle révélé en décembre 2014 et qui porte sur plusieurs dizaines de bêtes.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp -

Nantes, France

L'audience se déroule devant la 3ème chambre du tribunal de Grande Instance de Nantes dans une salle vide de tout public. "Le trafic d'animaux et l'abattage illégal ont duré entre quatre et cinq ans et porte sur 45 à 65 bêtes", explique le procureur de la République Jean Reverso qui dénonce :

Un trafic organisé avec fournisseur, hébergeur d'animaux et abattoir clandestin.

Au centre de la combine : un habitant de la commune d'Issé (44), un homme de 66 ans présenté par son avocat comme quelqu'un de "modeste, au vocabulaire limité" qui avec son épouse "se laisse à compléter ses revenus avec cette sorte de petit commerce parallèle".Le parquet parle d'une affaire sordide. Les animaux maigres, parasités et sans soins sont parqués dans des enclos sans lumière et exigus, puis abattus sans tranquillisants. Un témoin cité à l'audience reconnaît l'achat dans une cour, d'un étalon pour 200 euros, de lapins pour 20 euros pièce, et de moutons pour 50 euros pièce. La fonctionnaire des services vétérinaires appelée à la barre met l'accent sur les conditions d'hygiène :

Les abattages à la ferme sont interdits en raison de l'enjeu sanitaire. On ne connait ni l'état de santé des animaux, ni les conditions d'abattage. Il n'y a pas de traçabilité.

Le président Marc Fricoteaux replace l'affaire au regard de l'actualité. Il parle de ces abattoirs français poursuivis au nom du droit des animaux à être respectés. Il pointe également dans ce dossier la vente de chèvres et de moutons pour la fête musulmane de l'Aid El Kebir. Quant à l'agriculteur retraité qui prête ses bâtiments - seul des trois prévenus présent à l'audience - il précise "ne s'être jamais posé de questions."

Les trois prévenus écopent de peine de prison avec sursis : six mois pour l'auteur principal, deux mois pour les deux autres. Ils devront également rembourser 40.000 euros à la SPA qui a recueilli les animaux saisis. L'ancien boucher accusé de pratiquer l'abattage illégal sera pour sa part jugé le 2 mars prochain.