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Faits divers – Justice

Maltraitance d'enfants à Béziers : les plaintes classées sans suite

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Les plaintes pour maltraitance d'enfants, déposées par des parents d'élèves de l'école Lakanal de Béziers, ont été classées sans suite par le parquet.Le rapport de police confirme l'enquête administrative menée par la ville : les accusations portées par une ATSEM ne sont que des mensonges.

Illustration
Illustration © Maxppp - Laurence Mouton

Béziers, France

Aucun enfant n’a finalement été attaché sur des chaises à la cantine à l’école maternelle Lakanal à Béziers. Voilà ce qui ressort de l’enquête de police réalisée après les plaintes déposées par des parents d’élèves. L'enquête est désormais terminée. Une ATSEM de 62 ans (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) accusait une collègue de travail de maltraitance pendant plusieurs mois. 

Cette contractuelle affirmait que les élèves qui ne mangeaient pas ou faisaient trop de bruit entre midi et deux étaient attachés en guise de punition. Finalement ces accusations ne sont que des mensonges. Il n'y a aucune preuve. Les plaintes sont classées sans suite.     

Six plaintes de parents d’élèves avaient été déposées

Le rapport de police a été remis ce mardi au parquet de Béziers. Le rapport corrobore les résultats de l'enquête administrative réalisée par la ville dix jours plus tôt. Aucun élément ne permet d’affirmer les accusations portées. Le personnel non-enseignant, qui a été entendu par la police ces derniers jours, affirme n'avoir jamais été témoin de cette maltraitance. 

Dans un communiqué, le parquet précise :

A la suite de diverses allégations relatives à des suspicions de faits mettant en cause des personnels de l' école LAKANAL a BEZIERS, l' enquête  confiée au Commissariat de BEZIERS a permis d'écarter  tout fait de violences ou de maltraitance, les enfants scolarisés au sein de cet établissement n'ayant subi en aucune manière des agissements pouvant mettre en danger leur intégrité physique.  En l'absence de toute infraction, la procédure est donc classée sans suite.

Aucune explication n'est pour autant apportée par le parquet sur les raisons qui ont poussé cette ATSEM à mentir. Des questions restent sans réponses. Pourquoi de nombreux enfants ont raconté à leurs parents avoir été attachés ? Ont-ils été manipulés ? Ou seulement  témoins d’échanges entre adultes ? Pourquoi l'ATSEM a t-elle tout inventé ? 

Cette diffamation pourrait coûter cher à cette accusatrice proche de la retraite. La mairie de Béziers  pourrait se porter partie civile pour calomnie.

Dans un communiqué la mairie précise  : 

La Ville de Béziers annonce  la levée immédiate de la suspension de l'agent municipal injustement accusée et blanchie. Celle-ci sera accompagnée par la direction des ressources humaines de la Ville et devrait rapidement réintégrer le personnel de l'école. En ce qui concerne l'auteur des accusations mensongères, sa suspension est évidemment maintenue. La Ville de Béziers se réserve le droit de se porter partie civile aux côtés d'éventuels plaignants.

Cette affaire a été hypermédiatisée, pointant du doigt une école, mettant à mal toute une profession. Des agents territoriaux maltraités  ensuite par certains parents. Ils étaient accusés d’avoir couvert les faits après la médiatisation. Une situation mal vécue aussi par le corps enseignants qui a toujours douté de cette suspicion de  maltraitance. 

Les deux ATSEM avaient été suspendues à titre provisoire avec maintien de salaire

Celle qui a été la cible de ces accusations, âgées de 47 ans, devrait pouvoir reprendre son travail. Mais cette rude épreuve traversée laissera des traces sans aucun doute.