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Faits divers – Justice

Manche : le procès d'une marchande d'amour accusée d'avoir escroqué 99 personnes

mercredi 15 novembre 2017 à 18:38 Par Justine Dincher, France Bleu Cotentin et France Bleu

Une femme de 69 ans était jugée devant le tribunal correctionnel de Coutances. Elle est accusée d'avoir escroqué 99 personnes en quête d'amour, en leur promettant de leur faire faire des rencontres en échange d'argent.

Palais de Justice (Illustration)
Palais de Justice (Illustration) © Radio France

Coutances, France

Toutes les victimes présumées ont craqué en lisant une petite annonce dans un journal local. Une femme de 69 ans, qui se faisait passer pour une marchande d'amour, était jugée en son absence mercredi 15 novembre devant le tribunal correctionnel de Coutances (Manche).

Cette habitante de Saint-Vaast-la-Hougue, qui avait pignon sur rue à Cherbourg, est poursuivie pour "escroquerie" et "travail dissimulé". 99 habitants de la Manche et du Calvados ont porté plainte contre elle pour des faits qui remontent entre 2011 et 2016. Tous cherchaient l'amour au moment des faits.

1.000 euros pour rencontrer une femme

La majorité de ces personnes sont des hommes, de plus de 60 ans, divorcés, veufs ou célibataires de longue date, et souvent agriculteurs. Ils ont presque tous raconté la même expérience : ils ont d'abord répondu à une petite annonce, du type : "femme simple, avec du charme, aimant la campagne, souhaite partager la vie d'un homme", dans la presse locale. Ces victimes présumées ont ensuite composé le numéro de la société mentionnée dans l'annonce, et ils ont obtenu un rendez-vous avec la conseillère.

Après un bref entretien de personnalité, dans un bureau à Cherbourg, parfois dans un bar, près d'un rond-point ou même dans une voiture, elle leur a fait signer un contrat. Les clients ont sorti leur portefeuille, ils ont déboursé entre 500 et 1.500 euros. Une fois que le client avait signé le chèque, la conseillère l'encaissait très vite sur son compte personnel.

Peu de prétendantes

Bien qu'ils avaient payé le service, certains clients n'ont finalement jamais rencontré de prétendantes. D'autres ont reçu une ou deux propositions de rencontres, pas toujours adaptées à leur profil. Par exemple, la marchande d'amour a proposé à un homme de 90 ans de faire la connaissance d'une femme qui habite à 150 kilomètres de chez lui. Le premier client a porté plainte en octobre 2014. Cela a marqué le début d'une longue enquête de gendarmerie. 99 personnes ont finalement porté plainte contre cette conseillère.

Une société, pas en règle

Les gendarmes ont découvert que cette femme avait déjà été condamnée, à plusieurs reprises, pour escroquerie notamment. Elle était aussi criblée de dettes et l'entreprise pour laquelle elle disait travailler n'avait aucune existence légale au moment des faits. Le parquet a requis 18 mois de prison, dont 12 mois de sursis avec mise à l'épreuve pour cette femme. Son avocat a plaidé la relaxe. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 13 décembre prochain.