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Manifestation à Chambéry en soutien à un agriculteur jugé pour violence contre un policier

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie

Benjamin Hacot, agriculteur de 33 ans, est jugé ce jeudi à Chambéry pour violence contre la police après avoir jeté de la poudre lors d'une manifestation en février. Une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice pour dénoncer une atteinte aux droits de l'homme.

Une manifestante ce jeudi après-midi, devant le palais de justice de Chambéry
Une manifestante ce jeudi après-midi, devant le palais de justice de Chambéry © Radio France - Luc Chemla

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Chambéry ce jeudi après midi. Tous dénoncent le procès de Benjamin Hacot, maraîcher de 33 ans à Saint-Germain-la-Chambotte. Il est accusé de violence contre un policier après avoir jeté de la poudre  lors d'une manifestation à Chambéry en février dernier. Les manifestants s'étaient alors rassemblés, en intersyndicale, devant la permanence du député MoDem Patrick Mignola, pour protester contre la réforme des retraites et l'utilisation du 49.3.

"C'est une perte de temps pour tout le monde"

L'agriculteur explique avoir jeté en l'air de la poudre bleue, fabriquée à base de maïzena, que le vent a ensuite selon lui projeté sur la police. "C'est une perte de temps pour tout le monde. _Je sors tout juste de mes champs, j'ai autre chose à faire_. C'était surtout pour changer la forme de la manifestation et apporter un peu de gaieté." Encore secoué, le maraîcher s'avoue "complétement dépassé par tout ça". 

Pancarte lors de la manifestation
Pancarte lors de la manifestation © Radio France - Luc Chemla

Devant le palais de justice, les manifestants sont venus avec leurs gilets et drapeaux identifiés aux couleurs de leur syndicats et associations : CGT, Solidaires, Attac,  Confédération paysanne... Tous trouvent ce procès exagéré, notamment Annette de la Ligue des droits de l'homme : "_On est où là ? On vit dans un monde ou bientôt plus personne n'aura le droit de faire le moindre geste_, sinon on sera envoyé devant la justice. Trop c'est trop, la coupe est pleine." Représente de la CGT, Murielle l'assure, "il n'y avait aucune intention de ridiculiser. Aujourd'hui, on vient contre la répression syndicale. On poursuit pour des motifs de plus en plus ridicules. Les tribunaux ont d'autres chats à fouetter que de juger des petites plaisanteries comme celles-ci."

Une manifestante de Ligue des droits de l'homme
Une manifestante de Ligue des droits de l'homme © Radio France - Luc Chemla

Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu jeudi prochain. Il a cependant été requis 3 mois de prison avec sursis.

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