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Faits divers – Justice

Manifestation contre la loi travail: en immersion avec la police à Grenoble

jeudi 19 mai 2016 à 17:37 Par Lionel Cariou, France Bleu Isère

La nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail a rassemblé ce matin 5 000 manifestants à Grenoble selon la CGT, 1 900 selon la police. Plusieurs dizaines de personnes ont ensuite déambulé dans les rues de Grenoble. Nous avons suivi le travail des policiers.

Les policiers contrôlent des manifestants
Les policiers contrôlent des manifestants © Radio France - Lionel Cariou

Grenoble, France

Il est 10h30 à l'angle de la rue Alsace-Lorraine et du Cours Jean-Jaurès. Le cortège, CGT en tête, va bientôt partir. Patrick Mairesse, le patron des policiers de l'Isère, est au côté de ses hommes. Il observe. Des policiers contrôlent certains manifestants qui s'apprêtent à grossir les rangs du défilé. Les fonctionnaires ouvrent les sacs (ils le font sur réquisition du Procureur de la République) à la recherche de projectiles en tout genre, mais pas seulement. Les dosettes de sérum physiologique sont confisquées... le sérum physiologique qui permet de résister plus longtemps aux gaz lacrymogènes. Pour les opposant à la loi travail qui se font "pincer", c'est un peu excessif. Un militant du syndicat Solidaires, lui, se fait confisquer son mégaphone... l'appareil lui est finalement restitué. En aparté, ce militant syndical craint que ce type de contrôle ne finisse par décourager les manifestants.

Le directeur de la sécurité publique supervise le dispositif - Aucun(e)
Le directeur de la sécurité publique supervise le dispositif - Lionel Cariou

Reste que les forces de l'ordre ont effectivement mis la main sur des objets pouvant servir aux casseurs. Une heure avant le début de la manifestation officielle, un homme est aperçu près de la gare avec un plot de circulation en fer. Au poste de commandement, situé dans l'hôtel de Police, le commandant Josserand suit et coordonne les opérations à distance, par radio. L'homme à la barre de fer s'est volatilisé, mais le plot en métal, lui a été retrouvé par l'un des 150 policiers et gendarmes présents sur le terrain. Toujours avant le début de la manifestation, les forces de l'ordre confisquent des pierres: sur l'une d'elle est gravé le mot "Amour"! Un peu après 10 heures, un homme est placé en garde à vue: il a sur lui un couteau et un masque à gaz.

Des objets retrouvés sur un manifestant - Aucun(e)
Des objets retrouvés sur un manifestant - Police nationale

10h35, le cortège se met en marche. Carte du parcours en main, Patrick Mairesse s'assure que le tracé officiel est respecté: Cours Jean-Jaurès, Berriat , Lesdiguières, Gambetta, place Félix-Poulat, puis place de Verdun. Le directeur départemental de la sécurité publique a identifié plusieurs site sensibles à proximité desquels sont postionnées ses équipes, notamment les médias (Dauphiné Libéré et France Bleu) et le restaurant Mac Donald de la place Félix-Poulat. Mais tout se passe dans le calme. A 12h30, la manfestation est terminée et la place de Verdun commence à se vider, sous la pluie. Trente minutes plus tard, une nouvelle manifestation, non déclarée celle-ci, débute près de la gare. Quelques personnes sont évacuées, alors qu'une centaine de manifestants font face à un imposant cordon de gendarmes positionnés devant l'entrée. Seuls les voyageurs peuvent passer... Les contestataires finissent par s'en aller; commence alors une démbulation dans les rues de Grenoble qui conduit le cortège de la gare à la place Victor-Hugo au centre-ville en passant par la place Saint-Bruno, et le siège du PS, rue Nicolas Chorier. La police finit par utiliser des gaz lacrymogènes sur la place Victo-Hugo pour disperser les dernier manifestants. Il est 15 heures.

Les forces de l'ordre devant la gare de Grenoble - Radio France
Les forces de l'ordre devant la gare de Grenoble © Radio France - Lionel Cariou