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Faits divers – Justice

Manifestation de policiers : "la situation à Toulouse et dans la région est aussi violente qu'en Ile de France"

mardi 9 janvier 2018 à 8:58 Par Stéphanie Mora, France Bleu Occitanie

Après Alliance, c'est au tour du syndicat Unité SGP FO Police d'appeler à un rassemblement ce midi devant tous les commissariats de France. Le mouvement sera suivi à Albi, Foix, Rodez et Toulouse. Etat des lieux avec Didier Martinez son secrétaire régional.

Didier Martinez, secrétaire régional du syndicat Unité SGP FO Police dans les studios de France Bleu Occitanie
Didier Martinez, secrétaire régional du syndicat Unité SGP FO Police dans les studios de France Bleu Occitanie © Radio France - Alban Forlot

Toulouse, France

Ce mercredi, les syndicats seront une nouvelle fois reçus par le ministre de l'intérieur. ils évoqueront avec Gérard Collomb les violences subies à Champigny, Aulnay et d'autres lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Des patrouilles de police lynchées, frappées, caillassées. "On va lui signifier l'exaspération des policiers puisque les choses empirent. Toutes ses agressions consécutives de policiers, les chiffres sont éloquents : 10 000 policiers blessés chaque année soit 10% des effectifs nationaux" commente Didier Martinez.

Didier Martinez : "Occupez-vous du quotidien des policiers avant de lancer la police du quotidien!"

Le secrétaire régional d'Unité SGP FO Police souligne que les caillassages, les tentatives de renverser les agents lors de simples contrôles  sont monnaie courante à Toulouse bien sûr mais il cite aussi le quartier Cantepau à Albi, entre autre : "L'impunité ambiante doit être sévèrement sanctionnée. Et là, je ne parle pas de peine plancher mais de peines maximales, fermes, sévères qui soient dissuasives. Inutile d'en rajouter et de compléter un arsenal qui existe mais qui n'est pas appliqué." 

Manière de répondre à certains responsables politiques qui regrettent qu'il n'existe pas de délit spécifique à l'agression des forces de l'ordre. Aujourd'hui l'agression d'un policier ou d'un gendarme est une "circonstance aggravante" que la loi punie de 3 à 15 ans de prison mais dans les faits, 90% des condamnations sont inférieures à un an (chiffres ministère de la justice).

700 dossiers par agents aux Izards

Selon Didier Martinez, il manque 150 policiers aujourd'hui au commissariat de Toulouse pour "à minima, trouver un niveau de fonctionnement satisfaisant tant dans l'investigation que dans l'occupation de la voie publique". Et de citer un exemple : "au commissariat nord aux Izards à Toulouse, les agents d'enquête ont 700 dossiers en porte-feuille chacun! Cela veut dire que si vous déposez plainte, vous serez le 701ème et cela prendra des mois avant que votre dossier soit étudié et transmis à la justice."

Le syndicat ne veut pas entendre parler de la police de sécurité du quotidien

Le ministère de l'Intérieur planche sur une nouvelle méthode avec la PSQ, la police de sécurité du quotidien. Les premières expérimentations doivent démarrer en janvier. Toulouse fait partie des villes candidates. Mais le secrétaire régional d'Unité SGP FO Police n'y voit pas une solution : "Ce projet est assez mal reçu pour l'instant. Nous disons au ministre : 'Occupez-vous du quotidien des policiers avant de lancer la police du quotidien!'" Et Didier Martinez de conclure : "Devant toutes ces difficultés et tout le mal être des policiers , avant une nouvelle approche, une nouvelle doctrine et un nouveau concept, il aurait fallu s'attaquer quand même à ce que des policiers qui travaillent cinq week-ends sur six trouvent de meilleures conditions de travail."