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Manifestation de policiers vendredi à Limoges : "nous avons été lâchés par notre père"

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Par , France Bleu Limousin

Une centaine de policiers se sont rassemblés, ce vendredi midi, sur les marches de l'hôtel de police de Limoges. Silencieux, ils ont jeté à terre des paires menottes pour protester contre les positions du ministre de l'intérieur sur les pratiques d'interpellation.

Une centaine de policiers ont manifesté sur les marches de l'hôtel de police de Limoges ce vendredi midi
Une centaine de policiers ont manifesté sur les marches de l'hôtel de police de Limoges ce vendredi midi © Radio France - Jérôme Edant

Une centaine de policiers, en uniforme et en civil, se sont rassemblés ce vendredi midi sur les marches de l'hôtel de police de Limoges, répondant à un appel de dernière minute lancé par le syndicat Alliance. Plusieurs d'entre eux ont jeté leurs menottes au sol.

Des policiers limougeauds ont jeté leurs menottes au sol pour protester contre les annonces du ministre de l'intérieur
Des policiers limougeauds ont jeté leurs menottes au sol pour protester contre les annonces du ministre de l'intérieur © Radio France - Jérôme Edant

Le ministre de l'intérieur nous a abandonnés

Ce mouvement fait suite aux mobilisations qui ont déjà eu lieu cette semaine, notamment en région parisienne, pour protester contre les annonces du ministre de l'intérieur Christophe Castaner qui a décidé l'abandon de la technique d'interpellation de contrôle de tête", surnommée "pratique de l'étranglement", répondant ainsi à l'émotion suscitée par les affaires Floyd aux Etats-Unis et Traoré en France.

"Nous sommes en colère et déçus, car nous avons été lâchés par notre père !" explique Laurent Nadeau, secrétaire départemental du syndicat Alliance. "Chaque fois qu'un père abandonne ses enfants, tout le monde s'émeut. Hé bien là, le ministre de l'intérieur nous a abandonnés comme si c'était normal, alors qu'on cherche un soutien car tout ce qui s'est dit sur la police n'est pas normal".

Les policiers ne comprennent pas la remise en cause des pratiques d'intervention françaises

Les policiers limougeauds estiment que le débat sur les pratiques d'intervention est purement "importé des Etats-Unis, alors qu'il ne s'est rien passé en France ces jours-ci. On nous met tous dans les même sac alors que nous ne sommes pas concernés. En France nous sommes l'une des polices les plus fliquées, les violences policières ça n'existe pas ici" martèle le représentant syndical.

Les policiers posent maintenant tout la même question : comment interpeller une personne qui ne veut pas se laisser faire ?

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