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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Manifestation du samedi 8 décembre : prison ferme pour trois casseurs

lundi 10 décembre 2018 à 19:29 Par Jean-Pierre Burlet, France Bleu Vaucluse

Le tribunal correctionnel d'Avignon a jugé en comparution immédiate quatre jeunes hommes arrêtés lors de la journée de manifestation de samedi. Trois d'entre eux sont partis en détention.

Le centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse)
Le centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse) © Radio France - Jean-Pierre Burlet

Avignon, France

Un seul gilet jaune se trouve parmi ces prévenus. Un garçon de 23 ans arrêté alors qu’il insultait les policiers sur le rond-point de Bonpas et qu’il était en possession d'un taser. Déjà condamné à cinq reprises, il a écopé d'une peine de six mois de prison ferme.  

Un seul gilet jaune

Les trois autres ont été arrêtés après la manifestation quand les choses ont dégénéré dans les rues d'Avignon.  Le premier à comparaître est un jeune homme de 20 ans. Il avait rendez-vous avec des amis au Mac Donald de la rue de la république. Il a été retrouvé en vidéo sur You Tube en train de caillasser les policiers. Fragile il tente d'expliquer à ses juges qu'il n'avait pas réfléchi dans sa tête. Le tribunal lui a infligé une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve.  

Le suiveur, le rasta et le frondeur

Le deuxième à se présenter à la barre a, à la fois, le crâne rasé et des dreadlocks. Ce père de famille n'avait jamais manifesté jusqu’alors, mais samedi, pris dans l'effet de foule, il caracolait en tête des caillasseurs, l'insulte aux lèvres et le doigt levé. Au tribunal il regrette et écoute sagement les reproches de la présidente. Pour outrage et rébellion il écope d'une semaine de prison ferme et de neuf mois avec sursis.  

Participer à l'amusement collectif

Le troisième est un Carpentrassien de 23 ans arrêté en pleine manifestarion, une fronde à la main. Arrivé à Avignon au début des échauffourées, il voulait participer à "l'amusement collectif". Rangers et pantalon de treillis, mais aussi œil au beurre noir, il se plaint d'avoir subi des violences policières. Le tribunal lui a conseillé de porter plainte et l'a condamné à neuf mois de prison ferme.