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Faits divers – Justice

Manifestation du 23 février à Clermont-Ferrand : les deux militants antifascistes seront jugés le 13 mai

vendredi 12 avril 2019 à 19:49 Par Emmanuel Moreau, France Bleu Pays d'Auvergne

Deux jeunes, interpellés après la manifestation des gilets jaunes de Clermont-Ferrand du 23 février, passaient en comparution immédiate ce vendredi devant le tribunal correctionnel. Ils ont demandé un délai pour préparer leur défense. Une audience marquée par un incident dans le public.

Le palais de justice de Clermont-Ferrand
Le palais de justice de Clermont-Ferrand © Radio France - Emmanuel Moreau

Clermont-Ferrand, France

Les grilles du palais de justice de Clermont étaient fermées et les entrées filtrées ce jeudi en raison d'une manifestation de soutien aux deux jeunes hommes interpellés. Deux jeunes riomois, de 24 et 21 ans, qui revendiquent leur appartenant à la CARA, Cellule Antifasciste Révolutionnaire d'Auvergne. Le plus jeune est en apprentissage dans un garage et doit passer son CAP de carrossier en juin. Le second travaille comme animateur.

Ce 23 février, ils ont été reconnus parmi les auteurs des dégradations qui ont marqué cette journée de manifestation. Il leur est reproché notamment d'avoir jeté des pierres sur les forces de l'ordre, balancé une plaque de fonte dans la devanture d'une banque ou encore mis le feu à des poubelles, le tout avec le visage dissimulé. 

Les deux jeunes ont demandé un délai pour préparer leur défense, le tribunal n'est donc pas revenu sur les faits. Ils ont juste eu le temps de dire qu'ils regrettaient ce qu'ils avaient fait. Ils seront jugés le 13 mai prochain, mais le tribunal devait statuer sur leur sort d'ici là. Malgré la demande de maître Borie, leur avocat, qui s'appuyait sur le fait que les deux hommes ont un emploi et ne devaient pas être désocialisés, le tribunal a ordonné leur détention provisoire pour éviter tout risque de réitération. 

"Le comité de soutien vous emmerde"

Les deux hommes étaient en train de quitter le box lorsque deux cris "courage les gars" les ont accompagnés, provoquant une réplique du président du tribunal : 'le comité de soutien peut sortir". Réponse immédiate d'un des proches des prévenus : "le comité de soutien vous emmerde". Le président a immédiatement constaté l'outrage à magistrat et demandé l'interpellation de l'auteur de cet outrage, qui a quitté le tribunal entre deux policiers. 

Le tribunal a ensuite jugé un autre homme interpellé après la manifestation, qui comparaissait libre. Un manifestant au profil totalement différent ; 32 ans, un bon emploi, pas de casier judiciaire, il n'avait encore jamais manifesté, était venu en famille et reconnait avoir dérapé et jeté des cailloux aux policiers qui interdisaient l'accès à la préfecture. La procureure avait demandé une peine de 6 mois de prison ferme. Il a été condamné à 8 mois dont 3 mois avec sursis et une amende de 1.000 €uros.