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Faits divers – Justice

Manifestation lycéenne à Tours: la police explique pourquoi elle est intervenue

samedi 1 décembre 2018 à 10:24 Par Denis Guey, France Bleu Touraine

Le directeur de la sécurité publique, Stéphane D'Hayer, était présent aux côtés des policiers qui ont dispersé les lycéens qui refusaient de quitter les voies du tram place Jean Jaurès et rue Nationale. Il justifie l'intervention musclée des forces de l'ordre par la violence de certains manifestants

La police en intervention rue Nationale à Tours
La police en intervention rue Nationale à Tours © Radio France - Denis Guey

Indre-et-Loire, France

60 policiers ont été mobilisés au plus fort des affrontements avec les lycéens ce vendredi place Jean Jaurès, rue Nationale et avenue de Grammont. Tout l'après-midi, plusieurs tentatives de dispersion ont eu lieu sans succès avant que la police ne donne l'assaut final vers 17H00 en repoussant les manifestants avenue de Grammont sous le feu des grenades lacrymogènes, des grenades de désencerclement, et des flash-balls. Il y a eu au total une dizaine d'interpellations et 4 blessés chez les lycéens. Les jeunes poursuivis et matraqués se sont plaints des violences policières. Questionné par France Bleu Touraine, Stéphane D'Hayer, le directeur départemental de la sécurité publique, explique pourquoi la police est intervenue sans ménagement. 

Des jets de selles et de potences de vélos, de pavés, et de canettes sur les policiers

Le directeur départemental de la sécurité publique revient sur le déroulement de cette journée, "500 à 700 lycéens ont déambulé dans les rues de Tours à partir de 10h et très vite on a commencé à avoir des incidents en queue de cortège. Des dégradations de véhicules rue Victor Hugo par des gens qui se cachaient le visage. Puis à partir de midi, il est resté 150 à 200 jeunes qui ont occupé les voies du tram rue Nationale et commis de nouvelles dégradations avec des poubelles. Nous avons essayé de les pousser gentiment hors de la voie publique mais nous avons dû faire face à des jets de projectiles, canettes et pavés. Il y a eu aussi des jets de selles et de potence arrachées à des vélos." précise Stéphane D'Hayer.

Un état insurrectionnel qui nous a poussé à intervenir

Selon Stéphane D'Hayer, la tension est montée "jusqu'à un véritable état insurrectionnel. Nous avons décidé de procéder à la dispersion pour faire cesser ce trouble d'ordre public. Il y a eu des échauffourées. Quatre manifestants ont été légèrement blessés, deux majeurs et deux mineurs. Une dizaine de personnes ont été interpellées pour des incendies de poubelles et des jets de projectiles. C'était des personnes qui voulaient vraiment en découdre avec la police et non pas des jeunes lycéens qui voulaient seulement manifester." explique-t-il. 

Des jeunes qui ne comprennent pas qu'ils commettent des délits

un constat également, le profil des interpellés pris dans le mouvement de foule, "parmi les jeunes interpellés, il y a par exemple un jeune de 15 ans qui a reconnu avoir caillassé un véhicule. Il est inconnu des services de police mais, comme beaucoup d'autres, il s'est agrégé à la foule et a participé bêtement aux violences. Ils sont pris dans une espèce d'ambiance négative et ne se rendent pas compte qu'ils commettent des délits répréhensibles. Une fois en garde à vue, ils s'étonnent d'avoir été interpellés. Nous  comprenons bien que nous avons affaire à une partie de notre jeunesse, nous voulons simplement qu'ils rentrent chez eux en prenant conscience des délits commis."  

Les gilets jaunes très surveillés

Pas question en tout cas de réduire la vigilance du côté des forces de l'ordre. Le directeur départemental de la sécurité publique le souligne, "ce samedi, les gilets jaunes, nous allons les encadrer aussi, et je pense que s'il y a des débordements, notamment des policiers pris à partie, nous interviendrons à nouveau . J'ai un dispositif très dimensionné pour effectuer des interpellations."