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Manifestations contre les violences policières : "On était des héros, maintenant on est des blaireaux"

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Le responsable du syndicat de policiers Unité-SGP-FO de Niort (Deux-Sèvres) a déploré sur France Bleu Poitou mercredi 10 juin les reproches qui sont faits à sa profession depuis quelques semaines. "On se fait attaquer de partout", a-t-il dénoncé.

Pascal Valès, représentant du syndicat de policiers Unité-SGP-FO à Niort (à droite), aux côtés de David Desroches, secrétaire départemental du syndicat dans les Deux-Sèvres
Pascal Valès, représentant du syndicat de policiers Unité-SGP-FO à Niort (à droite), aux côtés de David Desroches, secrétaire départemental du syndicat dans les Deux-Sèvres © Radio France - Noémie Guillotin

"Au sortir de Charlie, on était des héros, maintenant on est des blaireaux" : Pascal Valès est amer, mercredi 10 juin, alors que 300 personnes ont manifesté mardi à Poitiers pour protester contre les violences policières et rendre hommage à Georges Floyd. "On se fait attaquer de partout, on est des punching balls", a-t-il déploré sur France Bleu Poitou, évoquant un "ras-le-bol total dans les commissariats". Selon lui, les policiers sont de bonne volonté : "On fait nos métiers avec vocation et passion, on essaie de respecter au mieux les lois de la République et à chaque fois les fonctionnaires de police se font attaquer." Un mois après la fin du confinement, il a même le sentiment que "le second virus de la France, ce sont les policiers".

La police française est hyper encadrée

Le fonctionnaire de police reconnaît pourtant "des choses qui ne sont pas acceptables". A ce titre, il dit "comprendre l'émotion et la mobilisation qui se sont produits aux Etats-Unis" mais il assure que la situation des Etats-Unis est très différente de celle de la France, notamment parce que les institutions policières sont très différentes. 

Pourtant, "avant de parler de violences policières, je veux parler de violences aussi contre les policiers", insiste-t-il, évoquant "une montée de la violence" depuis deux ans. "Le nombre de policiers blessés ne cesse d'augmenter." Il interroge : "Est-ce que la violence contre les policiers et le racisme anti-flic n'existent pas non plus ?" 

Par ailleurs, Pascal Valès dénonce la charge très importante qui pèse sur lui et ses collègues. "La police française est hyper encadrée", affirme-t-il. "Dès que vous faites une action, vous devez rendre compte", explique-t-il, évoquant sa hiérarchie, les autorités judiciaires et même l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) en cas de problème. "On se retrouve confronté à une foule de questions : est-ce que j'ai bien fait ?" L'inquiétude "d'avoir des poursuites" est selon lui présente à chaque interpellation.

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