Faits divers – Justice

L'Élysée souhaite prolonger l'état d'urgence pour une durée de trois mois

Par Marina Cabiten et Clémence Gourdon, France Bleu vendredi 22 janvier 2016 à 14:58 Mis à jour le vendredi 22 janvier 2016 à 19:12

L'Élysée veut prolonger l'état d'urgence (illustration)
L'Élysée veut prolonger l'état d'urgence (illustration) © Maxppp

L'Élysée a annoncé ce vendredi que le gouvernement présenterait, lors du conseil des ministres le 3 février prochain, un projet de loi prolongeant l'état d'urgence pour une durée de trois mois. Celui-ci est pour l'instant en vigueur jusqu'au 26 février.

L'Élysée a annoncé ce vendredi 22 janvier sa volonté de prolonger l'état d'urgence pour une durée de trois mois. Le projet de loi sera présenté au conseil des ministres du 3 février prochain. Pour le moment, l'état d'urgence est en vigueur en France jusqu'au 26 février.

Dans le texte qui sera présenté au conseil des ministres début février, figure également le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement.

Le gouvernement a fait cette annonce par communiqué de presse, après avoir consulté les partis disposants de groupes au Parlement, afin que cette réforme "puisse faire l'objet d'un rassemblement le plus large possible", précise le communiqué.

Cette annonce de l'Elysée met fin au flou déclenché par la déclaration de Manuel Valls cet après midi à Davos, en Suisse. Le Premier ministre a déclaré que l'état d'urgence en France devrait à son avis durer "jusqu'à ce que l'on puisse se débarrasser de Daech". Il s'exprimait sur la BBC, la télévision britannique, en marge du Forum de Davos, conférence mondiale économique. 

Pour Manuel Valls, la France est "en guerre" et "aussi longtemps que la menace est présente, nous devons utiliser tous les moyens nécessaires, jusqu'à ce que l'on puisse se débarrasser de Daech"

Une fuite d'informations militaires au même moment

Jeudi soir, une liste de sites "cibles potentielles" des jihadistes pour des attaques coordonnées en France a fuité dans la presse. Selon un document émanant des services de renseignement militaires, ces lieux ainsi que des méthodes d'attaques ont été repérées sur les sites internet islamistes et comptes de réseaux sociaux surveillés par les autorités. 

Pour prolonger l'état d'urgence, le gouvernement a besoin du feu vert du Parlement. La Ligue des droits de l’homme a saisi le Conseil d’Etat pour tenter de mettre fin à un dispositif qui porte "une atteinte grave et manifeste aux libertés publiques". La plus haute juridiction administrative examinera son recours dès le 26 janvier.

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