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Faits divers – Justice

Loire : Marc Petit, le maire de Firminy, convoqué pour une confrontation dans le dossier d’agression sexuelle

jeudi 31 mai 2018 à 22:05 - Mis à jour le vendredi 1 juin 2018 à 7:00 Par Sandrine Morin, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

INFO FRANCE BLEU - Une nouvelle étape décisive dans l’enquête pour agressions sexuelles qui touche le maire de Firminy. Marc Petit est convoqué ce vendredi 1er juin pour une confrontation avec la jeune auvergnate qui l’accuse depuis juillet 2016.

Marc Petit avait été placé en garde à vue fin décembre. Cette fois il est convoqué pour une confrontation.
Marc Petit avait été placé en garde à vue fin décembre. Cette fois il est convoqué pour une confrontation. © Maxppp -

Firminy, France

Presque deux ans après les faits présumés, le maire de Firminy est convoqué ce vendredi 1er juin pour une confrontation dans les locaux de la police judiciaire de Saint-Étienne. Après une garde à vue en décembre dernier, Marc Petit devra faire face à celle qui depuis l’été 2016 l’accuse d’agressions sexuelles.  Le maire de Firminy, présumé innocent, a toujours nié les faits. Son avocat Maitre André Buffard évoque "un propos, d'un regard, d'un frôlement, et d'une tentative de baiser volé qui constitueraient une agression sexuelle (… ) dont la matérialité des faits est contestée par mon client".  

Une enquête à la chronologie hors norme  

La confrontation arrive en tout cas très tard dans ce dossier hors norme. La chronologie de cette enquête est en effet très particulière.  Et pourtant, la plainte de la jeune-femme a été déposée peu de temps après les faits présumés. L’agression est censée s’être déroulée à la mi-juillet 2016, quand la ville de Firminy soutenait la candidature du site Le Corbusier à l’Unesco. La plainte a été déposée à l’été 2016, très peu de temps après les faits présumés. Selon l’avocat de Marc Petit, le maire de Firminy en a été informé officiellement le 13 octobre 2016. Et puis ensuite plus rien ou presque. Jusqu’à la fin novembre 2017 où des policiers sont venus perquisitionner la mairie. Marc Petit a ensuite été placé en garde à vue. C’était le 6 décembre dernier. 24 h de garde à vue et ensuite là encore peu de chose et en tout cas pas de mis en examen. On attendait un non-lieu ou une comparution. Le parquet a donc visiblement choisi de poursuivre l’enquête.   

Confrontation très attendue  

L’avocat de Marc Petit, Maitre Buffard a souvent souligné depuis 2016 l’absence de cette confrontation entre le maire de Firminy et cette jeune femme employée au conseil départemental du Puy-de-Dôme. Selon lui, le fait , que le face à face n'ait pas eu lieu au début de l'enquête, c'est la preuve que les policiers avaient très peu de choses dans ce dossier. Au cours de l'année 2017, pourtant le parquet a régulièrement fait savoir que l'enquête se poursuivait.  Un délai qui peut paraitre en tout cas étonnant alors que ces derniers mois les policiers ont été très sollicités et très vigilants sur les dossiers d'agression sexuelle dans le contexte de l'affaire Westein. Une chronologie étonnante aussi quand un des protagonistes est un homme public maire d'une grosse ville.  D'autant que pendant l'enquête d'autres accusations de femmes qui travaillaient autour de Marc Petit auraient émergés.

D'autres accusations ? 

Il  s'agit d'une employée de la mairie de Firminy et d'une responsable de Saint-Étienne Métropole, selon les mots de l'avocat. Ces deux femmes n'auraient pas porté plainte, elles ont simplement été entendues pour des faits de harcèlements dans le cadre de l'enquête qui vise Marc Petit depuis juillet 2016. Comme pour ce qui lui est reproché à Istanbul, Marc Petit, présumé innocent, nie catégoriquement les faits.