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Faits divers – Justice

Marcelo Bielsa réclame au LOSC 6,5 millions devant les prud'hommes

mardi 13 mars 2018 à 21:31 Par Sophie Morlans et Stéphane Barbereau, France Bleu Nord et France Bleu

C'est le nouvel épisode judiciaire après le licenciement de Marcelo Bielsa : l'ancien entraîneur du Losc a déposé mardi un référé devant le tribunal des prud'hommes pour exiger le versement immédiat de 6,5 millions d'indemnités sur les 18 millions qu'il demande au total. Décision le 3 avril.

L'entraineur argentin n'était pas présent à l'audience
L'entraineur argentin n'était pas présent à l'audience © Maxppp - Fred Haslin

Lille, France

L'ancien entraîneur du LOSC, Marcelo Bielsa, demande au club de foot 18 millions d'euros  pour son licenciement pour faute grave, qu'il juge abusif. Ce mardi, il a déposé un référé devant le tribunal des prud'hommes de Lille, pour obtenir le versement immédiat de 6,5 millions d'euros de provisions.

Au coeur des débats, le pré-contrat signé en février 2017 

Ce contrat fixe son salaire , 254.000 € mensuels, et ceux de ses adjoints qui vont de 6 000 à 30.000€. Une voiture est aussi mise à sa disposition, ainsi qu'une chambre d'hôtel dans un 5 étoiles d'Euralille, des billets aller-retour vers l’Argentine. Il y a aussi et surtout cet article 15 qui promet de belles indemnités au technicien argentin en cas de licenciement. Selon son avocat Carlo Alberto Brusa, cet article prévoit une indemnisation quelle que soit la rupture. Le club s'engageait à verser la totalité des salaires dus jusqu'à la fin du contrat de 2 ans. 

Il n'y pas de place à l'interprétation du tribunal dans ce contrat. La cessation des relations entraînait de facto le versement des sommes

Mais pour le LOSC, ce premier contrat n'est pas valide juridiquement. Le seul qui fait foi est celui signé 5 mois plus tard, selon l'avocat du club Bertrand Wambeke. "Il a été signé entre les parties le 1er juillet, il a été homologué par la LFP, la Ligue de Football Professionnel. C'est le seul contrat signé. Il n'y a pas de parachute doré dans cette affaire." 

Si la Ligue n'y a rien vu de frauduleux, cela ne veut pas dire que ce premier contrat sera celui sur lequel la justice s'appuiera pour indemniser éventuellement Marcelo Bielsa. Les prud'hommes rendront leur décision le 3 avril. 

Une fin de contrat au Losc rocambolesque

A l'audience, ce mardi après-midi, l'avocat du Losc semble se délecter à raconter les derniers jours de Marcelo Bielsa à Lille : cette journée de fin novembre où le Losc a voulu remettre à Marcelo Bielsa une convocation pour un entretien préalable en vue de son licenciement. Bertrand Wambeke s'en amuserait presque devant le conseil des prud'hommes : 

"Rien que çà, c'est un roman" 

A cette époque, le sort de Bielsa est scellé, il ne reste donc qu'à lui transmettre ce courrier officiel sans toutefois mentionner dans un premier temps le terme de licenciement, c'est la loi. On voit de la lumière au domaine de Luchin, dans le bureau de l'entraîneur. On sonne, le coach répond qu'il arrive sauf que, selon le récit de l'avocat du Losc, le technicien s'enfuit en voiture et prend la direction de sa chambre d'hôtel luxueuse à Euralille. Le club y envoie un huissier mais Marcelo Bielsa refuse de descendre de sa chambre. Il faudra prévenir la directrice de l'hôtel qui lui remettra la convocation en main propre le lendemain matin seulement. Bielsa affirme n'avoir jamais la lettre. Le lendemain, il vient dans le bureau du directeur général du Losc, Marc Ingla, accompagné d'un huissier et de 5 personnes pour demander si on le licencie et pousser ainsi le club à la faute. Marc Ingla se garde bien de mentionner le motif de la convocation et remarque, selon l'avocat du Losc, le fameux courrier officiel qui sort de la poche du technicien argentin qu'il niait pourtant l'avoir reçu.

Non respect des consignes, défiance en vers les dirigeants

 A l'audience, Bertrand Wambeke commence à détailler les motifs de licenciement du coach : non respect des consignes, défiance face aux dirigeants avant que le président du tribunal ne l'arrête. Ces motifs seront examinés lors d'une autre audience dans quelques mois sur le fond de l'affaire. Le feuilleton Bielsa ne fait que commencer.

Depuis son licenciement, "El Loco" multiplie les procédures contre son ancien club. Début mars, il a été débouté d'une première demande devant le tribunal de commerce de Lille, sur le versement de salaires qu'il estimait dus.  Il a par ailleurs été condamné à verser à son ancien club 300.000 euros de dommages et intérêts pour le caractère abusif de son assignation devant cette juridiction. Une décision dont il a fait appel, a annoncé mardi son avocat.