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Faits divers – Justice

Marche blanche à Vaires-sur-Marne : un millier de personnes présentes pour rendre hommage à Julie

samedi 9 mars 2019 à 19:04 Par Marie Roussel, France Bleu et France Bleu Paris

Un jour après la journée mondiale du droit des femmes, un millier de personnes ont participé à la marche blanche à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne) en hommage à Julie. Cette mère de famille a été tuée par son ex-conjoint le dimanche 3 mars. C'est la trentième victime de féminicide depuis janvier.

En septembre dernier, Murielle Robin avait lancé un appel pour que les victimes de violences conjugales "ne meurent plus dans l'indifférence totale".
En septembre dernier, Murielle Robin avait lancé un appel pour que les victimes de violences conjugales "ne meurent plus dans l'indifférence totale". © Radio France - Marie Roussel

Vaires-sur-Marne, France

Une marche blanche a réuni plusieurs centaines de personnes ce samedi 9 mars, toutes rassemblées à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne) pour rendre hommage à Julie Douib. Originaire de cette commune francilienne, elle a été tuée dimanche 3 mars par son ancien conjoint. Il l'a abattue avec son arme à feu à l'Île-Rousse, en Corse. Julie est la trentième victime de féminicide depuis le début de l'année.

Murielle Robin dans le cortège

Parmi les participants de cette marche blanche à Vaires-sur-Marne, Murielle Robin tenait à être présente. "Il faut qu'on soit là, on est toutes soeurs", a-t-elle dit.  Avant d'ajouter : "On est atterré.  C'est insupportable. Mais il semblerait quand même que les gens soient de plus en plus touchés par ces violences. Il n'y avait même pas cela, avant. C'est tellement inscrit loin dans le temps, certains trouvaient cela normal avant de frapper une femme. On va peut-être revenir de cela un jour. Il faut des moyens. Il faut que quand une femme vient porter plainte : le cauchemar s'arrête". 

Car Julie Douib avait porté plainte, à plusieurs reprises pour violences conjugales à l'encontre de son ancien conjoint et meurtrier. "Elles ont toutes été classées sans suite", souligne la cousine de Julie, Caroline. "C'est cela qui est inquiétant, c'est comment on prend en considération la parole des victimes, dans ces moments-là ? "

Il faut des moyens. Il faut que quand une femme vient porter plainte : le cauchemar s'arrête." - Murielle Robin

Autre interrogation, soulevée par l'amie d'enfance et organisatrice de la marche blanche, Céline : pourquoi l'ancien conjoint pouvait-il encore détenir une arme ? "Je suis très en colère, car quand on porte plainte contre violences conjugales, on aurait dû lui enlever son arme", a déclaré avec sang-froid cette proche de Julie. 

Un autel improvisé en hommage à Julie Douib. - Radio France
Un autel improvisé en hommage à Julie Douib. © Radio France - Marie Roussel

Pour permettre à la famille de payer les frais d'avocat, une cagnotte en ligne a été créée.